ÉVÉNEMENT

 

 

L’IDENTITÉ NATIONALE EN STREAMING SUR TERRA NOVA

L'identité nationale

Dans une note publiée sur le site de Terra Nova, Simone Gaboriau, magistrate et ancienne présidente du syndicat de la magistrature, et Valérie Osouf, réalisatrice de ce documentaire, propose l’abrogation de la double peine.

La « double peine », autrement dit l’interdiction du territoire français (ITF), perdure, malgré le souhait affiché par Nicolas Sarkozy en 2003 de la réformer. Certes, dans la masse des mesures d’éloignement des étrangers, elle frappe relativement peu de personnes (3 750 prononcés d’ITF en 2010), mais cette peine reste inéquitable tant est dommageable son impact humain. L’abrogation de l’ITF demeure un enjeu de principe essentiel. En la réalisant, le gouvernement accomplirait un acte symbolique fort, reprenant pied avec l’un des principes fondamentaux de la République : l’égalité devant la loi pénale.

Parce qu’elle se situe au carrefour de deux logiques juridiques, la protection du territoire et celle du sens de la peine, la question de l’étranger sanctionné nous permet de réfléchir à nos institutions. Il s’agit de redistribuer avec plus de clarté et d’efficience les pouvoirs entre le bras judiciaire – gardien des libertés et garant de l’application de la loi pénale – et le bras administratif – exerçant des prérogatives de puissance publique. La porosité entre les deux bras et l’ascendant croissant du second sur le premier entretiennent, dans l’opinion publique, un amalgame dangereux entre étrangers et délinquants.

Il est particulièrement éclairant de revisiter l’histoire de l’ITF et de sa forte expansion depuis sa création en 1970, en lien avec la lutte contre le trafic de drogue, et dix ans plus tard, sa première liaison avec les infractions au séjour des étrangers, qui n’a cessé de s’amplifier par la suite. Ainsi, du nouveau code pénal de 1994 aux mesures votées sous les gouvernements successifs (en général de droite), c’est plus de 270 crimes et délits qui, actuellement, peuvent être réprimés par l’ITF. Elle est devenue une sanction réflexe, attentatoire au principe de l’individualisation des peines. Plaçant le facteur national au-dessus des autres, cette peine nourrit, dans une société déboussolée par la crise et réceptive aux arguments de la peur, une dialectique de fragmentation sociale et identitaire fondée sur l’extranéité, réelle comme fantasmée.

Au fil de ces quarante dernières années, le législateur a progressivement placé les magistrats de l’ordre judiciaire dans une logique de gestion des flux humains ; cette véritable dévaluation de leur mission constitutionnelle constitue un dommage sérieux pour la démocratie. Cette dérive, associée à la méconnaissance de leurs droits par les personnes étrangères, perdues dans un monde auquel elles n’ont souvent accès ni par leur langue ni par leur culture, et dont les garanties de représentation en justice sont fragiles voire inexistantes, conduit à leur discrimination – de leur interpellation à leur jugement – et au prononcé d’une peine centrée sur l’emprisonnement. C’est sur ce terreau que se nourrit l’instrumentalisation électoraliste du chiffre des condamnations des personnes étrangères.

Cette note se concentre sur l’Interdiction judiciaire du territoire français en évoquant, à titre de simple illustration contextuelle, les mesures d’éloignement administratives. Elle propose la suppression de la peine de l’interdiction du territoire français (ITF) et un encadrement très strict de l’expulsion administrative, qui doit être une mesure exceptionnelle réservée aux atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation ne pouvant frapper un étranger ayant en France ses attaches personnelles ou familiales, prononcée après un avis conforme de la commission d’expulsion, les recours devant être tous suspensifs.

Il n’y a plus en France de peine de bannissement depuis son abrogation en 1872. Étrangers et Français doivent encourir strictement les mêmes peines, pour respecter le principe d’égalité dans le traitement pénal de la délinquance. Tel est le principe directeur qui anime cette note.

À chaque retour de la gauche au pouvoir depuis la crise pétrolière, des mesures d’assouplissement tangible du droit des étrangers ont toujours été prises. Une année après l’élection de François Hollande à la magistrature suprême, il est grand temps pour le gouvernement d’affirmer la fidélité à ces valeurs.

À cette occasion, L’identité nationale est diffusé en streaming gratuitement et pour quelques jours encore.

Cliquer sur l’image pour démarrer le visionnage

identité nationale

Et en complément du film, Valérie Osouf a préparé une série d’entretiens vidéos inédits consultables également en ligne.


Pour plus d’information, consultez le site du film :
http://lidentitenationalelefilm.wordpress.com/

N’hésitez pas à transmettre l’information autour de vous.

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ÉVÉNEMENT

 

 

21 AVRIL 2013

sortie nationale du long métrage documentaire de Valérie Osouf

L’IDENTITÉ NATIONALE

en DVD, VOD

et le 6 mai en streaming sur le site de Terra Nova

L'identité nationale

Résumé :

En France, depuis plus de 30 ans, les étrangers représentent environ 20% de la population carcérale alors que dans la société du dehors, leur pourcentage oscille entre 6 et 8%, faisant de la France l’un des derniers pays de l’OCDE en terme d’immigration.

L’Identité Nationale recueille une parole rarement entendue, celle d’anciens détenus étrangers ayant été condamnés à l’expulsion après la prison, et décrypte le rapport que l’État français entretient avec l’Étranger. Pourquoi l’Étranger est-il perçu comme une menace qu’il faut stigmatiser et contrôler ? Comment évolue la ligne de démarcation entre « eux » et « nous » ? Sommes-nous capables d’élaborer une politique d’immigration en rupture avec une racialisation qui ne dit pas son nom ?

Dans ce film, Valérie Osouf apporte des éléments de réponses et des outils pour réfléchir ces problématiques. L’Identité Nationale interroge en effet les fondements de notre propre identité française et cherche à redéfinir notre position de citoyen.

Bande annonce :

De nombreux entretiens inédits seront mis en ligne très prochainement sur le site du film. Et certains le sont déjà ! Il est déjà possible de lire l’intégralité des entretiens avec Alain Brossat, Éric Fassin et avec deux des cinq témoins du film, Zico et Rico.

Communiqué :

Communiqué DVD Identite Nationale

—> ABONNEZ-VOUS au  SITE du film et/ou facebook pour suivre l’actualité du film et être averti des nouvelles publications (mise en ligne de bonus vidéo, d’entretiens inédits, de documents complémentaires, etc)

FILM DOCUMENTAIRE


 

NOIRS DE FRANCE

un film de PASCAL BLANCHARD et JUAN GELAS

Vous le savez, Détentions et rétentions carcérales soutient le prochain film documentaire de Valérie Osouf intitulé L’identité nationale. Nous vous proposerons donc dans les prochaines semaines plusieurs billets autour de ce documentaire : présentation des acteurs du film, questionnement sur une problématique du film, bonus en avant première, etc.

Ce film raconte le parcours de personnes étrangères sorties de prison, accompagnées à un moment donné par la Commission Prison de La Cimade afin de leur apporter un accès effectif à leurs droits. Certaines sont depuis en situation administrative régulière, d’autres toujours pas. Toutes ont en commun d’avoir connu l’univers pénitentiaire français et d’avoir vécu ou de vivre encore la peur de l’expulsion.

Non, la double peine n’a pas été abolie.

Ce site souhaite soutenir activement le projet de Valérie Osouf.

Cette réalisatrice possède une qualité indispensable pour ce type de documentaire où la parole est première : elle sait saisir les subjectivités et les retranscrire dans leur véracité. Je n’entends pas dire ici que le film est la retranscription vraie ou fidèle de ce que les acteurs du film ont voulu dire mais Valérie Osouf possède cette capacité d’écoute nécessaire. Elle sait s’effacer et laisser la parole.

Bien sûr, dans ce film, la réalisatrice souhaite aussi défendre son propos : la parole de ces personnes étrangères est aussi là pour nous interroger nous-mêmes.

Aussi, nous pourrons entendre aux côtés des 5 témoins qui guident la narration, plusieurs chercheurs dont les réflexions historicisantes et contextualisantes sont pertinentes et utiles à la conceptualisation des témoignages.

Et d’abord, Pascal Blanchard.

Chercheur au Laboratoire Communication et Politique du CNRS1, ancien chercheur associé au GDR 2322 du CNRS Anthropologie des représentations du corps (à Marseille), Pascal Blanchard co-dirige le Groupe de recherche Achac Colonisation, immigration, postcolonialisme depuis 1989.

Il a réalisé plusieurs expositions sur le thème de la colonisation et de l’immigration, dont Images d’empire (1996), L’appel à l’empire (1997) et Images et Colonies (1993). Il est spécialiste du « fait colonial », des immigrations des « Suds » en France, de l’imaginaire colonial et de l’histoire du corps.

Il a publié ou co-dirigé une trentaine d’ouvrages et revues sur ces thèmes et plusieurs séries d’articles, réalisé plusieurs documentaires télévisés (Les Zoos humains, Arte, 2002 ; Paris couleurs, France 3, 2005 ; Des noirs en couleur. L’histoire des joueurs afro-antillais et néo-calédoniens en équipe de France de football, Canal +, 2008)2 et a collaboré à plus d’une dizaine de films de fiction ou documentaires.

Il intervient régulièrement dans les débats et dans les médias, pour promouvoir un autre rapport du présent au passé colonial et à la relation à l’histoire des immigrations « des Suds » (coloniales et post-coloniales) en France.

source : wikipédia

Aujourd’hui avec Juan Gelas, Pascal Blanchard réalise un documentaire en 3 parties, accessibles pendant quelques jours sur le site de France 5, ou en diffusion direct sur la chaîne les dimanches 5, 12 et 19 février à 22h sur cette même chaine.

A voir absolument. 

Si vous ratez cette diffusion, vous pourrez aussi écouter Pascal Blanchard grâce à 3 autres vidéos sur La Représentation des Noirs et des Africains en France. 

(1/3) La Représentation des Noirs et des Africains en France

(2/3) La Représentation des Noirs et des Africains en France

(3/3) La Représentation des Noirs et des Africains en France

ÉVÉNEMENT


JOURNÉE PORTES OUVERTES

À la Coordination d’Accueil des Familles Demandeuses Asile (CAFDA)

VENDREDI 18 NOVEMBRE 2011 de 14h à 21h



À l’occasion du 60ème anniversaire de la Convention de Genève, le pôle asile du CASP ouvre ses portes de 14h à 21h dans les locaux de la CAFDA au 44 rue Planchat dans le 20ème arrondissement de Paris.

Au programme :

– Toute la journée, rencontres et échanges dans la salle d’accueil de la CAFDA : familles, partenaires, voisins, politiques et salariés du Pôle Asile pourront échanger autour du droit d’asile dans cet espace libre et ouvert. Un espace de jeu et de détente sera aménagé pour les enfants.

Témoignages et photographies de familles sous forme d’exposition.

– Un jeu de piste « la demande d’asile et la CAFDA » permettra de découvrir le parcours des familles demandeuses d’asile et le travail de la CAFDA.

Exposition photographique d’Arsa, Dobrivoje ARSENIJEVIC issues de son travail « Destins d’exil ».

Projections du documentaire « Les Arrivants » de Claudine Bories et Patrice Chagnard à 14h15, 16h30 et 18h45.

14h30 /  16h00 :  tables rondes.

Les 60 ans de la Convention de Genève. quels principes ?

– Dr Leah BASSEL, département de sociologie de l’université de Leicester

– Patrick PEUGEOT, Président de la CIMADE et administrateur au CASP

– Jean-François CORDET, directeur de l’OFPRA

Les conditions de vie des demandeurs d’asile et les exigences des directives européennes :

– Sandrine MAZETIER, députée DU XIIème ARRONDISSEMENT

– Jean GODFROID, directeur général de l’OFII

– Malika BENZINED, Chef de service Forum Réfugiés

– Benoit MENARD, directeur du pôle asile du CASP

18h30 : Dégustation de plats préparés par des familles de la CAFDA


La CAFDA « Coordination de l’accueil des familles de demandeurs d’asile » a été créée par le Centre d’action sociale protestant (CASP) en 2000 à la demande des pouvoirs publics. C’est la plus importante plateforme de demandeurs d’asile en France. Elle reçoit chaque jour des familles qui souhaitent demander l’asile politique à Paris. La CAFDA a pour mission d’accueillir ces familles, de permettre leur hébergement dans la journée grâce à une convention signée avec le Samu Social, de les orienter et de les accompagner.
L’accompagnement est à la fois social et juridique.

Pour avoir une première vision de la CAFDA et un certain regard sur ce qu’il se passe au quotidien à la CAFDA, il existe un film documentaire de Claudine Bories et Patrice Chagnard qui retrace le parcours de 4 familles demandeuses d’asile et de 2 travailleurs sociaux à la CAFDA.

À voir absolument les bonus de ce DVD.

—> CAFDA – 44 rue Planchat – 75020 – PARIS – tél: 01 45 49 10 16

FILM

LE CORPS INCARCÉRÉ

DOCUMENTAIRE DIFFUSÉ SUR LE SITE LE MONDE.FR

quatre témoignages

Ce documentaire se construit sur des témoignages mis en scène, des photographies illustrées par quatre parcours à la fois spécifiques, individuels et très représentatifs de ce qu’est la prison aujourd’hui.

Documentaire de Soren Seelow, Léo Ridet, Karim El Hadj, Bernard Monasterolo et Éric Dedier.

Témoignages d’Hugo, Hafed, Hélène et Djemel.

ÉVÉNEMENT

PROJECTION DÉBAT :

« STELLA »

MERCREDI 8 AVRIL 2009 à 18h15

à l’EHESS,

105 boulevard Raspail

75006 Paris

(M° Saint Placide ou Notre-Dame des Champs)


Stella a l’étoffe d’un mélodrame. Bien sûr, la construction n’y est pas ciselée comme dans un film de Chaplin, mais le fond est le même. Stella mendie tous les jours à la station de métro Oberkampf, mais personne ne la voit exactement, comme personne ne voit la fleuriste aveugle des Lumières de la ville. Elle a tout quitté et choisi de vivre illégalement en France par amour, pour sauver son mari Marcel, atteint d’une grave maladie, convaincue qu’elle trouverait là un médecin qui saurait le soigner. Elle sauve son mari, mais le contrecoup est trop fort et, à son tour, elle tombe malade. Sans travail, sans papiers, sans argent, il lui faut attendre la fin des soins avant de repartir en Roumanie.
Commence alors une attente interminable où elle doit apprendre à vivre contre ses principes, et dans la peur permanente d’un contrôle d’identité. Si le film rend palpables cette angoisse et cette souffrance, il montre aussi une femme qui ne baisse jamais les bras et qui s’attache à régler les problèmes les uns après les autres avec les moyens dont elle dispose. Sous ce corps fatigué se cache un moral d’acier.
Le film s’attarde longuement avec Stella dans son logis, une baraque dans un bidonville à Saint Denis, entre l’autoroute et le RER. Il dévoile son quotidien, et il montre plus : ce que nous voyons comme un état et comme une déchéance, Stella le voit comme une transition, une étape, un temps mort entre son passé d’ouvrière en Roumanie, ruinée par la chute de Ceaucescu et le passage à une économie libérale, et son avenir de retraitée à Bucarest. Cette femme a toujours eu foi en son étoile et cette étoile est son amour.
Le premier plan montre Stella sous la pluie, attendant, inquiète, Marcel. L’une des dernières séquences nous montre Marcel et Stella assis sur un banc, dans la cour de la Salpêtrière, peu de temps avant l’opération de Stella. Leur amour est plus fort que toutes les épreuves que le destin, l’Histoire ou la loi leur font subir.

Yann Lardeau, pour le Cinéma du réel 2007, festival International de films documentaires

—> La projection sera suivie d’un débat en présence de Alexandra Nacu, sociologue, spécialiste de la Roumanie et de la santé en migration et de Vanina Vignal, réalisatrice.

—> Entrée libre, ouvert à tous..

COMMUNIQUÉ

ACTION COLLECTIVE :

ASSEZ D’INTIMIDATION DES MILITANTS

QUI VEILLENT AU RESPECT DES DROITS FONDAMENTAUX DES ÉTRANGERS !

Trois militants engagés aux côtés des exilés du Pas-de-Calais – deux de l’association Terre d’errance et un du Collectif C’Sur de Calais – ont été interrogés, le 25 février 2009, par la Police aux frontières (PAF) sur commission rogatoire d’un juge d’instruction de Béthune. Pour l’une d’entre eux, la police a procédé avec son sens habituel des civilités : interpellation spectaculaire à son domicile au petit matin, devant ses voisins, avec perquisition de sa maison près d’Arras où elle s’obstine, depuis des mois, à commettre le crime de… recharger les téléphones portables de la vingtaine d’Erythréens qui campent dans la « jungle » voisine (un fossé dans les champs).

Dans la foulée, les treize Erythréens présents dans la jungle ont été arrêtés. Évidemment !

D’autres militants ont payé ou paient actuellement leur engagement de poursuites judiciaires à répétition. Toujours dans le Pas-de-Calais, par exemple, Jean-Claude Lenoir, de l’association Salam, comparaît au TGI de Boulogne le 18 mars.

Ces tentatives d’intimidation visent à priver de soutien humain, politique et juridique les étrangers considérés comme indésirables : sur le littoral Nord-Ouest, les exilés d’Afghanistan, d’Erythrée, d’Irak, du Soudan qui, sept ans après la fermeture du camp de Sangatte en 2002, restent aussi nombreux sur un territoire toujours plus vaste (six départements : Pas-de-Calais, Somme, Seine-Maritime, Calvados, Manche et Paris), et, ailleurs sur le territoire, les sans-papiers, dans les structures qui les hébergent, les informent, les soignent, ou dans les écoles où leurs enfants sont scolarisés.

Bénévoles d’associations, salariés d’institutions du secteur social ou simples citoyens risquent de plus en plus d’être interpellés, placés en garde à vue, de faire l’objet de perquisitions, voire de mises en examen, pour avoir fait ce que leur conscience de citoyen, leur engagement militant, ou leurs obligations professionnelles leur dictent. Ont ainsi fait l’objet de poursuites, sous des chefs d’inculpation divers :une militante de RESF, pour avoir protégé les enfants de sans-papiers ; une directrice d’école parce qu’elle avait osé s’émouvoir de l’interpellation à la porte de son établissement du grand-père de l’un de ses élèves ;des passagers d’avion qui s’inquiètent de la violence utilisée à l’encontre d’étrangers reconduits de force ; etc.

A l’instar de ses prédécesseurs, le nouveau ministre de l’immigration, M. Besson, a indiqué vouloir « décourager les candidats à l’immigration clandestine, et (…) démanteler les réseaux qui la rendent possible » [Discours du 27 janvier au port de Calais] . Au nom de cet objectif, tout appui humanitaire aux exilés ou aux sans-papiers sera-t-il assimilé à l’action des réseaux de passeurs ?

Les organisations signataires s’indignent de cet engrenage de la répression qui criminalise le moindre geste de solidarité ou de simple humanité ou même l’action sociale lorsque, conformément à sa mission, elle se refuse à toute discrimination, qui entend museler toute forme d’opposition à la politique gouvernementale et dissuader les citoyens de défendre ceux dont les droits sont bafoués.
Elles affirment leur solidarité avec les militants interpellés et poursuivis, et leur détermination à continuer à soutenir exilés et sans-papiers.

Le 12 mars 2009

Organisations signataires :

* ADDE (Avocats pour la Défense des Droits des Etrangers)
* ADESCAM (Association de sensibilisation et de dévéloppement des Camerounais migrants au Maghreb
* Alternative Libertaire
* AMF (Association des Marocains en France)
* Amoureux au ban public (Les)
* APSR (Association d’Accueil aux médecins et Personnels de Santé Réfugiés en France)
* ARDDI (Association pour la Reconnaissance et la Défense du Droits des Immigrés – Niort)
* Association Primo Levi
* ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France)
* ATTAC France
* Autremonde
* CATRED (Collectif des accidentés du travail, handicapés et retraités pour l’égalité des droits)
* Cercle de Silence de Paris – Conseil d’Etat
* CGT Educ’ation -21
* Chrétiens-Migrants (Tours)
* Cimade (La)
* CNT 21 (Confédération Nationale du Travail -21)
* Collectif de soutien aux Exilés du Xè arrdt de Paris
* Colporteurs (Les)
* COPAF (Collectif Pour l’Avenir des Foyers)
* Comité d’aide aux réfugiés (Bois-Colombes – 92)
* Coordination Sarthoise pour le Droit d’Asile
* Dom’Asile
* Fasti (Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés)
* FCPE 21 (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves -21)
* Femmes Egalité
* FNARS (Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale)
* Fondation Frantz Fanon
* Forum-Réfugiés
* FSU (Féfération syndicale unitaire)
* FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives)
* GAS (Groupe Accueil et Solidarité)
* Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés)
* LDH (Ligue des Droits de l’Homme)
* Montgolfière
* MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples)
* NPA (Nouveau Parti anticapitaliste)
* Parti de Gauche -Seine-Maritime
* Pastorale des migrants
* PCF (Parti communiste français)
* RAJFIRE (Réseau pour l’autonomie des femmes immigrées et réfugiées)
* RCI (Réseau chrétiens-Immigrés)
* RESF (Réseau Education Sans Frontières)
* RUSF 21 (Réseau Universités Sans Frontières -21)
* SAF (Syndicat des Avocats de France)
* Secours catholique (Le)
* SM (Syndicat de la magistrature)
* SUD Education (Fédération)
* Terre d’errance (62)
* Toits du Monde -Orléans
* Union syndicale Solidaires
* USP (Union syndicale de la Psychiatrie)

—> à voir :