ÉVÉNEMENT

 

 

REGARDS SUR LE CINÉMA DU MONDE – 25 JANVIER / 2 FÉVRIER – ROUEN

regards sur le cinema du monde

Éditorial 2013 par Camille Jouhair, responsable artistique du festival depuis le début, en 1992.

 » Les festivaliers « .

Les festivaliers, cela me rappelle Les Fespakistes, film documentaire de François Kotlarsky et Éric Munch. Ce film part à la rencontre des cinéastes et autres journalistes, acteurs, public présents au FESPACO. Drôle, tendre et caustique à la fois. Les festivaliers sont souvent cléments avec les grosses machines (Cannes, Venise, Berlin pour ne citer que celles-ci.) Souvent sous coupe réglée, ça ne bronche pas pour un sous même si couac il y a. Par contre pour les festivals de tailles moyennes voir petits, très petits festivals, les réactions des festivaliers varient. On ne pardonne aucun écart. On peut constater une solidarité à toute épreuve par des inconditionnels et à l’inverse une sorte de mépris par d’autres pour des raisons d’accointance médiatique liée à la non présence d’un certain star système. Les festivaliers sont souvent heureux pour peu que les films et rencontres autour leur donnent entière satisfaction… Pour d’autres c’est la sensation apportée lorsque que l’on a obtenu le ticket VIP pour une soirée pique assiette… Le sujet autour du festivalier pourrait être le sujet d’une thèse. Pour ma part c’est un respect que je lui dois car sans festivaliers, il n’est point de festival. Je suis moi-même festivalier ailleurs, ou ici, croyez-moi c’est une grande richesse culturelle pour un pays d’avoir autant de festivals.

L’identité nationale est en compétition

dans la catégorie documentaire.

un film de Valérie Osouf

Projection le samedi 26 janvier à 15h30

en présence de Valérie Osouf, la réalisatrice

et le mardi 29 janvier à 14h.

—> Télécharger le programme du festival.

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ÉVÉNEMENT

festival itinERRANCE

FESTIVAL ItinERRANCE

du 05 au 07 juin 2009

aux Voûtes  , 19 rue des frigos, Paris 13ème

M° Bibliothèque F. Mitterrand (ligne 14)

Pour cette quatrième édition, nous avons choisi de ne plus définir le festival par une mention thématique. Non parce que s’épuiseraient les questions et les oeuvres travaillant les thèmes «exils et migrations» — ce dont pourra témoigner la journée du samedi — mais parce que nous souhaitions cette année insister sur l’idée suivante : un festival trouve avant tout sa forme dans le choix d’oeuvres singulières et dans les modalités (lieu, moment) de leur diffusion. Ainsi, nous avons construit cette édition en plusieurs «espaces-temps» favorisant, nous l’espérons, rencontres et questions. À chacune et chacun de définir son parcours à partir des propositions élaborées.

C’est la place que nous interrogeons encore et toujours.

Ou plutôt les possibilités de passage et de conjonction entre le siège occupé le temps d’une séance et l’espace public et politique (au coeur de la cité) dont de nouvelles formes surgissent à chaque aujourd’hui.

Place aux auteurs en mouvement, dont les oeuvres sont en train ; place à chacune et à chacun voulant partager des films tournés sur la route, un camion immobile au contenu mouvant, un atelier d’explorations.

ItinErrance essaiera cette année encore d’aménager aux Voûtes une aire dynamique de passage et de conjonction.

Une aire à investir.

PROGRAMME

Vendredi 5 juin

Soirée d’ouverture / vernissage des expositions

18h00 Projections spéciales Serguei Dvortsevoy (Parrain du festival) : Chastie, Le Jour du pain et Highway

21h00 Ciné-Concert – Balbazar : N.P.77, de Nesa Paripovic, film inédit

21h30 Concert de Balbazar, fanfare explosive au répertoire éclectique / soirée festive


Samedi 6 juin « Exils »

14h00 Get on Dakar – Sophie Perrin

15h30 Les Sénégalaises et  la Sénégauloise – Alice Diop

17H00 Mirages – Olivier Dury

18h30 No border et L’impossible – Pages arrachées (films inédits) – Sylvain George

20h00 Border – Laura Waddington

20h30 Le chant des oiseaux – Albert Serra

22h00 Concert de circonstance


Dimanche 07 juin  « Sur la route… »

14h00 Pictures from Life’s other Side – Jim McBride

15h00 On Hitler’s highway – Lech Kowalski

16h30 California Company Town – Lee Anne Chmitt

18h30 The Passenger – Aurélien Vernhes-Lermusiaux

19h30 A casa engraçada – Pascale Hannoyer

21h00 Inland – Tariq Teguia

EXPOSITIONS présentées du 5 au 7 juin

L’atelier des Yeux
Installation multimédia sur la réception de l’image documentaire (Voûte 1)
Des ailleurs
Quatre jeunes photographes questionnent la frontière entre écriture documentaire et plasticienne (Voûte 3)
Discours de chiotte (pour synthèse vocale)
Création poétique de David Christoffel. (Devinez où)
En camion…
Installation et diffusion de documentaires sonores, illustrés de photos. Partenariat avec Arte radio. (Jardin)
Paroles sans papiers
Exposition de B.D. Neuf auteurs, neuf témoignages, pour un panorama des situations d’exil et d’errance (Voûte 1)

—> Télécharger Le programme d’itinErrance 2009

ÉVÉNEMENT

festival genepi

Organisé par le GENEPI en partenariat avec l’Action Christine

Le GENEPI s’est donné pour mission de traverser les murs pour oeuvrer à la réinsertion des détenus, et ces murs sont nombreux.

Les murs physiques, d’abord, les plus visibles. Des murs qui maintiennent dans l’ombre, dans un monde à part, une population qui en sortira un jour. Un deuxième rempart s’oppose à la réinsertion des détenus : l’ignorance du rôle et des réalités de l’univers carcéral. C’est parce que la peur, la méconnaissance, les fantasmes sont autant des freins à la reconstruction des liens sociaux et professionnels des anciens détenus que le GENEPI s’exerce à informer, sensibiliser sur le thème de la prison. Le festival « la prison au cinéma » s’inscrit dans cette démarche.

6 films, 6 débats pour balayer différentes problématiques de l’enfermement

Découvrir la prison c’est découvrir les prisonniers, ce qu’ils sont, leurs trajectoires. Celles-ci, immanquablement, passent par le juge d’instruction.

Dans Délits flagrants Raymond Depardon a filmé cette étape, et nous rappelle que la justice est une justice établie par des hommes sur des hommes. Pour en approfondir les traits et en relever les effets sociaux, nous proposerons de poursuivre le débat avec Philippe Combessie, sociologue et Serge Portelli, magistrat.

Explorer différentes dimensions qui composent la peine et l’incarcération

Quand cette justice décide d’incarcérer, de punir par la privation de liberté, cette peine s’accompagne d’autre peines.

La peine des familles qui vont elles aussi voir s’arrêter le temps et, pour garder un lien avec le détenu, se soumettre aux règles d’une administration dont elles ne sont pas la priorité. Stéphane Mercurio nous fait vivre dans A côté ces moments d’attente, d’angoisse, d’espoir aussi, parfois, et sera présente pour échanger à la suite de la projection.

Jean-Pascal Hattu, dans son film 7 ans, explore la question de la sexualité, la rigueur des parloirs, l’éloignement, l’amputation du couple de sa dimension érotique. Comment vivre cette peine? Le réalisateur, Antoine Lazarus et Jacques Lesage Delahaye, auteur de La guillotine du sexe, seront présents pour en parler.

Une fois les mois, les années passés, vient la fin de la peine. Hélène Trigueros, dans Dernier retour en détention est allée à la rencontre de deux femmes à l’approche de leur sortie. Ces femmes nous font partager le bilan de leur peine, les enjeux, angoisses et espérances à la veille de leur libération. Hafed Ben Othman, écrivain et ancien détenu, accompagné de la réalisatrice, pourra faire partager son expérience.

Les cloisons, les murs, le caché et l’infranchissable sont autant de défis portés à l’imagination. L’imagination du détenu qui lui permet de franchir les murs; de s’évader, en être ou en pensée. L’imagination des hommes qui, du dehors, conçoivent la prison, se la représentent, fascinés par le mystère d’un univers unique et inconnu. Robert Bresson et Jim Jarmusch, dans Un condamné à mort s’est échappé et Down by law, nous proposent leurs représentations de l’incarcération, et explorent ce désir d’évasion. Pierre Méheust, ancien président du GENEPI, et et Aurélie Ouss, sociologue et ancienne génépiste sera présent pour prolonger le débat.


EN DÉTAIL :


Délits flagrants
de Raymond Depardon. Dimanche 7 juin, 16h30
Débat : Quel débat pour quel déféré? en présence de Serge Portelli (juge) et Philippe Combessie (sociologue). Pour plus de détails…

Down by law
de Jim Jarmusch. Dimanche 7 juin, 20h30
Débat : L’imaginaire des prisons, en présence d’Aurélie Ouss (sociologue). Pour plus de détails…

Dernier retour en détention
et
Surveillance en prison, le contre-champ des barreaux
d’Hélène Trigueros. Lundi 8 juin, 18h
Débat : Quels sont les enjeux de la sortie?  en présence d’Hafed Ben Othman, co-fondateur du journal « L’envolée »,
écrivain et ancien détenu. Pour plus de détails…


A côté
de Stéphane Mercurio. Mardi 8 juin, 21h
Débat : Pourquoi la peine s’étend-elle à celles qui représentent, bien souvent, l’unique chance de retour du détenu à une vie normale ? en présence de la réalisatrice et de Chantal, femme de détenu. Pour plus de détails…

Un condamné à mort s’est échappé
de Robert Bresson. Mardi 9 juin, 18h
Débat : Quels sont les enjeux réels des moyens mis en œuvre pour le risque zéro, quelles conséquences ? en présence de Pierre Meheust, Génépiste.  Pour plus de détails…


Sept ans
de Jean-Pascal Hattu. Mardi 8 juin, 21h
Débat : Comment concilier sexualité et incarcération ? Quelles formes le désir peut-il prendre en prison ? en présence du réalisateur et du Pr. Antoine Lazarus (professeur des universités, praticien hospitalier). Pour plus de détails…

ÉVÉNEMENT

FESTIVAL MIGRANT SCÈNE ORGANISÉE PAR LA CIMADE

Quand les États sont en crise, les étrangers, accusés de tous les maux, voient leurs droits restreints, leur dignité remise en cause. Pourtant l’expérience migratoire, à l’intersection de l’intime et du collectif, forge et alimente nos sociétés. Elle est au coeur de ce que nous sommes, de nos identités multiples et plurielles. La Cimade, créée en 1939 pour venir en aide aux populations déplacées par la guerre, est une association de solidarité active avec les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile. Avec ses partenaires à l’international et dans le cadre de ses actions en France et en Europe, elle agit pour le respect des droits et la dignité des personnes. Pour provoquer la rencontre et le dialogue, mais aussi pour fêter les migrations, La Cimade présente pour la troisième année migrant’scène, festival culturel sur les migrations qui aura lieu du 15 au 30 novembre 2008, dans une quinzaine de villes en France.

cette année :

MOUVEMENTÉES, LES FEMMES MIGRANTES ONT LA PAROLE

On compte plus de 200 millions de migrants dans le monde…. et presque la moitié sont des femmes. La migration féminine vit une révolution silencieuse. Les femmes ne migrent plus seulement pour rejoindre leur famille. Elles se déplacent pour travailler, quitter un contexte politique ou social, étudier, élargir leurs horizons. Nombreuses sont celles qui partent, dans leur région d’origine ou en changeant de continent, pour pourvoir aux besoins économiques de leur famille. Elles se déplacent, donc, comme les hommes. Et pourtant, aux différentes étapes de leur parcours, sur la route, ici et là-bas, elles sont confrontées à des difficultés particulières, du fait de la nature des rapports entre hommes et femmes. Parce qu’elles sont femmes et étrangères, ces femmes sont placées en position défavorable. Et cependant, elles combattent, assument de lourdes responsabilités, relèvent de nombreux défis. Nous avons choisi, pour l’édition 2008 du festival de donner à entendre les récits de ces reines sans couronne. Pour donner corps à ces histoires, le festival fera se rencontrer et se croiser des témoignages, des débats et des formes artistiques plurielles.

—> Marraine de l’événement : Madjiguène Cissé

Madjiguène Cissé en 1997 pour le premier film des Cinéastes pour les sans-papiers.

À Saint-Bernard, en 1996, on l’appelait la « sans-papière ». Avec d’autres, elle occupait l’Eglise et se battait pour la construction du mouvement des sans-papiers. On lui a proposé une régularisation individuelle. Elle a refusé et est repartie au Sénégal. Elle y a fondé le réseau des femmes pour le développement durable en Afrique (REFDAF) qui lutte pour l’autonomie sociale et économique des femmes sénégalaises. Madjiguène sait établir du lien. Entre l’Europe et l’Afrique. Mais aussi entre des combats qui souvent paraissent dissociés. Elle défend avec la même force l’égalité des droits entre hommes et femmes qu’entre étrangers et autochtones. Elle se bat pour le développement des pays africains et l’invention, en Europe, d’une véritable politique d’hospitalité. Marraine du festival, Madjiguène sera présente en France pendant toute sa durée et interviendra à Paris, Marseille, Aurillac, Toulouse, Dijon, Besançon et Nantes.

—> retrouvez toutes les informations sur le site migrantscene.org… Entre autres, la programmation en Ile-de-France, à Paris et ailleurs en France (région sud-ouest, région centre, Dijon).