EXPOSITION


LE CONTRÔLEUR GÉNÉRAL DES LIEUX DE PRIVATION DE LIBERTÉ

AUX RENCONTRES PHOTOGRAPHIQUES D’ARLES 2010


L’Outre-Murs

Les prisons sont, par nature, des lieux inconnus, sauf de ceux qui y vivent ou y travaillent. Les images de la prison qui circulent depuis longtemps reflètent ce qu’on veut bien voir ou montrer de ces lieux de privation de liberté, comme l’a illustré l’exposition récente du musée Carnavalet consacrée aux prisons parisiennes.

Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté, dont les photos qui sont ici exposées sont issues, n’a d’autre but que de rendre compte de la prison, telle qu’elle est, afin de veiller, comme la loi en donne mission, à la sauvegarde des droits fondamentaux des personnes captives.

Il a visité à ce jour une soixantaine d’établissements pénitentiaires, demeurant dans chacun d’entre eux plusieurs jours du matin au soir, pour en observer la vie, parler en toute confidence avec les détenus et les personnels, relever le fonctionnement.

À chaque fois, les contrôleurs ont pris, pour éclairer leur constat, des photographies.

Sans doute ces images ne disent-elles pas tout. Ni l’angoisse et la solitude, ni le silence (« Qui peut dire la prison… Qui peut dire le silence ?» demandait déjà Pierre Goldman) ou les cris, ni l’appréhension, ni l’incapacité de se définir ou de se dire…

Mais au moins donnent-elles à voir ce qui en constitue l’origine et la trame. Il a paru utile, toutefois, de les assortir de quelques commentaires pour mieux témoigner du contexte, c’est-à-dire de ce qui a été établi au cours des visites d’établissements par le contrôle général, qui est rapporté dans chacun de ses rapports comme dans son rapport annuel (consultable sur www.cglpl.fr).

Jean-Marie Delarue, contrôleur général de lieux de privation de liberté.

1ère partie de l’exposition – cliquez sur la photo

2ème partie de l’exposition – cliquez sur la photo

—> Vous pouvez également retrouver de nombreuses autres photos dans les annexes du rapport du Contrôleur Général (de la page 31 à la page 45).

© CGLPL

ÉVÉNEMENT

EXPOSITION :

VIVRE SANS PAPIERS EN EUROPE

par OLIVIER JOBARD et MÉDECINS DU MONDE

du 4 AU 21 février 2010

Place de la Bastille, Paris

L’exposition Exil, Exit ? lève le voile sur la réalité des personnes sans-papiers. Elle constitue un témoignage inédit sur les conditions de vie, le parcours et l’état de santé de ces personnes parmi les plus exclues et les plus discriminées en Europe. L’exposition Exil, Exit ? interpelle et donne à réfléchir sur les notions d’exil, d’errance et de survie.

A travers les témoignages de vies recueillis par l’enquête de l’Observatoire européen de l’accès aux soins (éditée par Médecins du Monde fin 2009), l’exposition met en lumière la cascade d’obstacles que rencontrent les sans papiers pour accéder aux systèmes de santé de nos pays européens et montre que tous les voyants qui influent sur la santé sont au rouge.

-> De nombreux obstacles pour accéder à la prévention, aux soins et à une couverture maladie.

Lois restrictives et disparates en Europe, manque d’information, barrières administratives, pratiques discriminatoires : une succession d’obstacles qui entrave l’accès aux soins des sans papiers.

80% n’accèdent pas à une prise en charge financière de leurs soins

65% ont au moins un problème de santé dont le traitement est souhaitable aux yeux des médecins

Conséquence inquiétante : nombre d’entre eux renoncent à se faire soigner.

70% des personnes sont confrontées à des obstacles pour se faire soigner

60% affirment qu’il leur arrive de limiter leurs déplacements par peur d’être arrêtées

41% des sans-papiers renoncent à avoir recours aux soins

-> Des femmes enceintes et des enfants mineurs sans protection

Seules 48% des femmes enceintes sont suivies pour leur grossesse

18% d’entre elles ont subi un refus de soins lors de leur grossesse

1/3 des parents ont du renoncer aux soins pour leurs enfants

-> Conséquence: des personnes peu ou pas soignées

72% des problèmes de santé des sans papiers sont peu ou pas du tout traités

Ce manque de réponse aux besoins les plus élémentaires entraîne la détérioration de l’état de santé des populations les plus fragiles, et contredit les objectifs de santé publique affichés par ces pays

—> Visiter le site de l’exposition.

—> CONTACTS :

PRESSE
Sophie van Baren  – 06 79 95 62 62  – svanbaren@yahoo.fr
Geneviève CLIQUET – 06 07 500 567 – gcliquet@yahoo.fr

Médecins du Monde :

Florence Priolet & Annabelle Quénet
01 44 92 14 31 / 14 32 – 06 09 17 35 59
infomdm@medecinsdumonde.net