ÉVÉNEMENT


FOUCAULT 71


 

Michel Foucault est décidément inoxydable, qui fouilla sa vie durant les relations complexes entre réel et discours, pouvoir et subjectivité. Pour habiter plus librement notre étrange pays, cinq jeunes femmes de théâtre se sont emparées de ses textes, manifestes et interviews, elles ont rencontré moult chercheurs, militants et prisonniers, elles se sont inventé en collectif leurs propres règles du jeu, pour concevoir ce « feuilleton théâtral » en trois épisodes, aussi impertinents qu’énergisants.

 

FOUCAULT 71 / durée 1h35

spectacle qui a reçu le prix du jury du Festival « Impatience » 2009 de l’Odéon

conception, mise en scène, scénographie et interprétation Sabrina Baldassarra, Stéphanie Farison, Emmanuelle Lafon, Sara Louis, Lucie Nicolas lumières Frank Condat et Daniel Lévy.

>>>> Où l’on verra Michel Foucault s’engager avec d’autres intellectuels, à travers trois « affaires » de l’année 1971, pour la cause des prisonniers, contre la désinformation policière et le racisme dans la Goutte d’or …

 

LA PRISON / durée 1h10

conception, mise en scène et interprétation Sabrina Baldassarra, Stéphanie Farison, Emmanuelle Lafon, Sara Louis, Lucie Nicolas scénographie Daniel Lévy et le collectif F71 lumières Frank Condat et Daniel Lévy.

>>>> Où l’on verra Foucault analyser le fonctionnement de la prison pour mettre au grand jour les rapports de pouvoir à l’œuvre dans notre quotidien…

 

QUI SUIS-JE MAINTENANT ? / durée 1h30

création, mise en scène et interprétation Stéphanie Farison, Emmanuelle Lafon, Sara Louis, Lucie Nicolas musique et interprétation Fred Costa assistanat à la mise en scène Estefania Castro scénographie Denis Gobin, Magali Murbach et le collectif F71 lumières Denis Gobin costumes Magali Murbach.

>>>> Où l’on verra (à partir de La vie des hommes infâmes) un Foucault amoureux de l’archive révéler la force des mots sur les vies.

 

 

—> bande-annonce de Foucault 71

—> coulisses du spectacle http://theatredelaquarium.tumblr.com

—> interview de Lucie Nicolas et Sara Louis à propos de l’épisode La prison, réalisé par Laurent Jacqua pour le blog En vue sur la prison.

 

 

 

 

 

ÉVÉNEMENT


LA LUTTE CONTRE L’IMMIGRATION IRRÉGULIÈRE PAR L’UNION EUROPÉENNE :

QUELLE LÉGALITÉ ?


COLLOQUE ORGANISÉ PAR L’UNIVERSITÉ PARIS 8 – SAINT DENIS

LE 12 NOVEMBRE 2010

 

9.15

Ouverture du colloque et allocution d’accueil

Pascal BINCZAK, Président de l’université de Paris 8

Propos introductifs

Laurence DUBIN, Professeur de droit public à l’université de Paris 8

« La répartition des compétences en matière migratoire entre les Etats membres et l’Union »

Eleftheria NEFRAMI, Professeur de droit public à l’université de Paris 13

 

10.00 – 12.30 « Le contrôle du franchissement des frontières extérieures de l’Union Européenne »

sous la Présidence de Danièle LOCHAK, Professeur émérite de droit public à l’université de Paris 10

« Le fichage : quelle utilisation pour quel respect des libertés individuelles ? »

• Rapport général de Ségolène BARBOU DES PLACES, Professeur de droit public à l’université de Paris 12

« L’action de Frontex : quelle transparence pour quelle légalité ? »

• Rapport général de Claire RODIER, Vice présidente de Migreurop

• Discutant sur la légalité de l’action de Frontex au regard du droit international : Mouloud BOUMGHAR, Professeur de droit public à l’université du Littoral

 

11.00 Discussion générale

Pause

 

11.30

« L’externalisation du contrôle auprès des Etats tiers »

• Rapport général de Christel COURNIL, Maitre de conférences à l’Université de Paris 13

• Discutant sur la réadmission : Jean MATRINGE, Professeur de droit public à l’université de Versailles

Discussion générale

 

12.30 Déjeuner libre

 

14.15 – 18.00 « L’harmonisation des règles relatives au séjour irrégulier »

sous la présidence de Carlo SANTULLI, Professeur de droit public à l’université de Paris 2

« La pénalisation de l’entrée et du séjour irrégulier »

• Rapport général de Elspeth GUILD, Professeur à l’université Radboud de Nimègue

• Discutant sur le délit de solidarité : Vincent TCHEN, Maitre de conférences à l’université de Versailles

« La pénalisation du travail irrégulier »

• Rapport général d’Isabelle DAUGAREILH, Directrice de recherches au CNRS

• Discutant : Violaine CARRERE, Chargée d’études au Gisti

 

15.40 Discussion générale

Pause

 

16.05

« Les conditions du retour de l’étranger irrégulier »

• Rapport général de Serge SLAMA, Maitre de conférences à l’université Evry Val-d’Essonne

• Discutant sur les garanties constitutionnelles et la rétention : Olivier LECUCQ, Professeur de droit public à l’université de Pau et des pays de l’Adour

• Discutant sur la décision de retour et l’interdiction d’entrée sur le territoire de l’Union : Francesco MARTUCCI, Professeur de droit public à l’université de Strasbourg

 

17.05 Discussion générale

 

17.45 Conclusions générales

« L’étranger irrégulier et l’Europe : quel statut pour quelle justification ? »

Catherine TEITGEN-COLLY, Professeur de droit public à l’Université Paris 1

 

—>Lieu :Université Paris 8 – 2, rue de la Liberté – 93526 Saint-Denis – Métro ligne 13, Saint-Denis Université

—> Inscriptions – Tarif normal : 30 € & Enseignants, étudiants : gratuit (inscriptions prévues avant le 29 octobre 2010)

—> Contact : forcesdudroit@univ-paris8.fr

—> Programme à télécharger.

ÉVÉNEMENT


7 JOURS CONTRE LA PEINE DE MORT – Du 4 au 10 octobre 2010

À l’occasion de ses 10 ans et de la 8e Journée mondiale contre la peine de mort, Ensemble Contre la Peine de Mort organise la première semaine contre la peine de mort. Du 4 au 10 octobre, l’Ile de France sera le lieu de conférences, débats, interventions dans les écoles, manifestations, expositions… pour dire et redire à tous les publics l’horreur de la peine capitale et faire avancer l’abolition universelle.

—>  le 10 OCTOBRE = FLASH MOB contre la peine de mort.

—> Téléchargez le programme détaillé de ces 7 jours organisés par ECPM

—> exposition « La peine de mort en France de la Révolution à l’abolition » sur le très bon site criminocorpus.

—> Dossier de la documentation française sur l’abolition de la peine de mort en France (dossier de 2002).

EXPOSITION


LE CONTRÔLEUR GÉNÉRAL DES LIEUX DE PRIVATION DE LIBERTÉ

AUX RENCONTRES PHOTOGRAPHIQUES D’ARLES 2010


L’Outre-Murs

Les prisons sont, par nature, des lieux inconnus, sauf de ceux qui y vivent ou y travaillent. Les images de la prison qui circulent depuis longtemps reflètent ce qu’on veut bien voir ou montrer de ces lieux de privation de liberté, comme l’a illustré l’exposition récente du musée Carnavalet consacrée aux prisons parisiennes.

Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté, dont les photos qui sont ici exposées sont issues, n’a d’autre but que de rendre compte de la prison, telle qu’elle est, afin de veiller, comme la loi en donne mission, à la sauvegarde des droits fondamentaux des personnes captives.

Il a visité à ce jour une soixantaine d’établissements pénitentiaires, demeurant dans chacun d’entre eux plusieurs jours du matin au soir, pour en observer la vie, parler en toute confidence avec les détenus et les personnels, relever le fonctionnement.

À chaque fois, les contrôleurs ont pris, pour éclairer leur constat, des photographies.

Sans doute ces images ne disent-elles pas tout. Ni l’angoisse et la solitude, ni le silence (« Qui peut dire la prison… Qui peut dire le silence ?» demandait déjà Pierre Goldman) ou les cris, ni l’appréhension, ni l’incapacité de se définir ou de se dire…

Mais au moins donnent-elles à voir ce qui en constitue l’origine et la trame. Il a paru utile, toutefois, de les assortir de quelques commentaires pour mieux témoigner du contexte, c’est-à-dire de ce qui a été établi au cours des visites d’établissements par le contrôle général, qui est rapporté dans chacun de ses rapports comme dans son rapport annuel (consultable sur www.cglpl.fr).

Jean-Marie Delarue, contrôleur général de lieux de privation de liberté.

1ère partie de l’exposition – cliquez sur la photo

2ème partie de l’exposition – cliquez sur la photo

—> Vous pouvez également retrouver de nombreuses autres photos dans les annexes du rapport du Contrôleur Général (de la page 31 à la page 45).

© CGLPL

ÉVÉNEMENT


CONCERT « ROCK SANS PAPIERS »

SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2010

PARIS / BERCY


Nous, auprès des artistes, musiciens, comédiens, réalisateurs, écrivains, plasticiens, professionnels de la musique, du spectacle, du cinéma, de l’information, de la culture, des scientifiques et universitaires, des personnalités associatives, syndicales et politiques, avec la majorité des citoyens français, nous déclarons solidaires des milliers de sans-papiers qui grandissent, étudient, et vivent à nos côtés dans notre pays.

  • Nous refusons que des enfants, souvent nés et scolarisés en France, soient expulsés avec leurs parents vers des pays qu’ils ne connaissent pas ou plus et dont certains ne parlent même pas la langue.
  • Nous refusons que des parents soient arrêtés, menottés, rudoyés, humiliés et enfermés dans des Centres de Rétention Administrative sous les yeux de leurs enfants.
  • Nous refusons que des familles parce qu’elles n’ont pas de papiers soient séparées, le père brutalement expulsé à des milliers de kilomètres tandis que la mère et les enfants restent ici, souvent dans la misère et traumatisés à vie.
  • Nous refusons que des travailleurs, qui bien souvent exercent leur métier dans des conditions pénibles, car sans droit, dont la plupart cotisent (retraites, maladie, chômage…) et paient des impôts en France vivent en permanence dans la peur et la clandestinité.
  • Nous refusons les lois Besson sur l’immigration qui bafouent le droit d’asile français et font honte au pays des Droits de l’Homme.

Comme certains l’ont fait en d’autres périodes de l’histoire, en accord avec les principes du droit international qui protègent les migrants, en accord avec les droits de l’homme et de l’enfant, comme avec les valeurs universelles de fraternité, d’égalité, de liberté et d’accueil de notre République, nous appelons à résister à ces pratiques indignes et inhumaines.

—> Liste des associations solidaires.