ENQUÊTE


ENQUÊTE

DOCUMENTATIRE :

DES EXCEPTIONS À L’ABSOLU par FLORENCE MIETTAUX

double peine

À l’automne 2001, des associations lancent une campagne contre la double peine.

Le film accompagne, pendant deux années, les membres de la campagne dans leur travail militant et leurs rencontres avec la classe politique, en particulier lors de la concertation menée par le ministre Nicolas Sarkozy en vue d’une réforme de la loi. Les revendications des associations trouveront-elles un débouché dans la loi ?

À travers l’histoire de cette campagne, le film démêle les enjeux politiques de la double peine et montre les difficultés qui se font jour entre les associations lorsque la « victoire » obtenue comporte des exceptions.

Année de production : 2005

Langue : Français
Durée : 95′
Format : avi
Poids du fichier : 712 Mo
Genre : Documentaire
Lieu : France

Mot(s) clef : Migration, immigration , Mobilisations

de l'exception à l'absolu

—> Vous pouvez voir l’ensemble de ce documentaire sur la plate forme detentions / dailymotion.

—> Il possible également de télécharger l’intégralité ici.

—> Le documentaire fait référence à la loi de 2003 sur les catégories protégées. Il s’agit des articles L.521.3 du CESEDA et 131-30-2 du Code Pénal pour les protections dites « quasi-absolues » et des articles L.521.2 du CESEDA et 131-30-1 du Code Pénal pour les protections dites « relatives ». Suls les mineurs (de moins de 18 ans) bénéficient d’un protection absolue.

—> En complément d’information, vous pouvez lire :

mais aussi :


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ENQUÊTE de PRISE DIRECTE

« À SAINT OUEN, DANS UN VILLAGE D’INSERTION AVEC LES RROMS »

prise directe

publié aussi sur

rue89

Simplement pour vous informer de cette enquête sur trois mois dans un village d’insertion.

Pas facile de pénétrer un village d’insertion. À l’abri des regards extérieurs, entouré d’une palissade en métal blanc, l’entrée en est gardée 24 heures sur 24 par un vigile. En principe, personne ne peut y entrer, à part les dix-huit familles roms de Roumanie qui y vivent depuis septembre 2008. Tous habitaient le bidonville de la zone industrielle de Saint-Ouen, ils font partie de rares personnes sélectionnées pour intégrer cette structure.

À leur disposition, des caravanes et un accompagnement administratif qui à terme doit les mener à l’accession au logement et à l’insertion professionnelle. En échange, ils s’engagent à apprendre le français, scolariser leurs enfants, et respecter le règlement interne du village. Pour s’y faire accepter et réaliser ce film, nous nous y sommes rendus régulièrement pendant trois mois. Nous souhaitions montrer leur vie quotidienne. La tâche était ardue.

Nous leur parlions de notre projet, avec les enfants comme interprètes. Peu d’entre eux semblaient emballés par la démarche. La méfiance vis-à-vis des médias demeure importante et nous arrivions quelques semaines après une équipe de M6. À force de visites et de persuasion, la confiance a fini par s’installer. Nous n’étions plus gênés d’aller leur parler, ils étaient de moins en moins réticents à nous répondre.

Résultat, des heures et des heures d’images et de témoignages, avec le dilemme de devoir supprimer des tranches de vie auxquelles nous avions assisté. De tout le temps passé sur place, le film restitue une journée type, enrichie d’événements particuliers comme la visite de l’ambassadeur de Roumanie, des interviews en tête-à-tête ou la collecte des loyers.

—> À ce propos, n’hésitez-pas à vous rendre sur le site de la Voix des Rroms, association de…

… Rroms qui avons pris l’initiative de parler un peu de nous mêmes. Non pas parce qu’on ne parle pas assez de nous, mais parce que… souvent ce sont les autres qui le font à notre place. Alors, on s’est dit que ce serait peut-être plus normal que nous-mêmes on s’exprime un peu plus. Voilà tout.

—> Il est possible aussi de relire mon ancien billet sur La situation de Rroms en France et en Europe.