PROJET


DES VIES EN SPIRALES



Bonjour lecteurs, fidèles, réguliers ou du hasard.

Voici un billet un peu particulier aujourd’hui.

Il s’agit bien de relayer une information, comme souvent sur cette plateforme, mais cette fois-ci,  il s’agit de vous présenter un projet que « j’ai » lancé il y a quelques temps, modestement, toujours dans une volonté de faire savoir, de transmettre la parole de ceux qu’on entend si peu…

Ce projet est né suite à l’invitation d’Alain Brossat et d’Olivier Razac à participer à une table ronde sur « Punir en démocratie » dans le cadre du festival du film documentaire sur la prison à Agen organisé en janvier 2009. Étant à l’époque particulièrement active au sein de la Commission Prison de La Cimade, j’ai eu l’impression que les difficultés des personnes étrangères incarcérées (qui représentent tout de même près de 18% de la population pénale) n’avaient pas beaucoup été abordées.

J’ai alors pensé : pourquoi ne pas prévoir un court métrage sur ce thème pour l’année suivante ? Les choses ne se sont pas déroulées ainsi mais le projet a été lancé…

J’ai alors rencontré Valérie Osouf, réalisatrice de documentaire très engagée sur ces problématiques liées à la figure de l’étranger.

Grâce au soutien de La Cimade, nous pensions faire un court métrage autour de quelques personnes étrangères sorties de prison et qui avaient été suivies en détention et après leur peine par l’association dans le cadre d’un accès effectif au droit. Mais la richesse des entretiens menés par Valérie Osouf  et la pertinence de la parole des témoins nous ont poussés à aller plus loin : un long métrage est donc prévu.

Aujourd’hui, un frein se pose à nous : il nous manque de l’argent pour finaliser ce travail.

Autour de 5 personnes étrangères qui ont connu la prison, Valérie Osouf souhaite expliciter comment les étrangers en France connaissent la double peine. Au delà de l’incarcération, les personnes étrangères peuvent perdre leur titre de séjour en prison ou se voir expulsées en dépit des attaches familiales et amicales qu’elles ont en France.

Dans ce documentaire, la parole des témoins reste première. Des chercheurs et politiques viennent compléter cette parole sensible et vive. L’ensemble de ces entretiens vise à décrypter  les liens ténus entre trois institutions : Police, Justice, Prison.

Le projet est plus précisément explicité ici mais si vous avez des questions, n’hésitez pas à me solliciter pour en parler. N’hésitez pas par ailleurs à transférer cette information, à en parler autour de vous, etc.
Vous verrez tout type de participation est possible.

C’est ainsi que 5 euros par 5 euros, nous pourrons avancer. Et pour 10 euros, vous aurez même le droit à une place pour l’avant première !

Nous avons un beau projet, essentiel pour nous et pour nos témoins, et nous avons besoin de vous.

D’avance GRAND merci,

Plus en détails, voici le projet de Valérie Osouf.

Merci au site ulule

A propos

La France se targue encore d’être la mère – patrie des droits de l’homme.  Pourtant, son système judiciaire fonctionne à deux vitesses, selon que l’on soit riche ou pauvre mais aussi que l’on soit Français … ou pas.

Les étrangers représentent 18 % de la population carcérale en France. Que recouvre ce chiffre ? Que signifie-t-il ?

Parmi ces quelques 12 000 individus, certains viennent d’atterrir, parfois pour fuir des dangers dans leur pays, alors que d’autres ont fait leurs premiers pas en France.

Certains sont en prison parce qu’ils ont refusé d’embarquer vers un pays d’origine qu’ils connaissent parfois à peine, et partagent leur quotidien en cellule avec des criminels chevronnés.

Venus des quatre coins du monde ou voisins des mêmes banlieues, ils sont souvent regroupés dans des bâtiments à part, les bâtiments des étrangers, des sans papiers, les bâtiments au pied desquels la police de l’air et des frontières viendra les chercher à la sortie de leur détention, s’ils ne sont pas parvenus d’ici-là à régulariser leur situation administrative.

À travers le récit à nu de 5 étrangers sortant de prison, articulé avec des analyses de professionnels de la justice et de chercheurs et des échanges avec des personnalités politiques de tous bords opposées à la double peine, entremêlant archives de fiction et extraits d’actualité, poèmes et rushes en super 8, Des Vies en spirale démontre  le racisme institutionnel français en explorant un point aveugle des médias du pays qui compte pourtant le triste record européen du taux de suicide derrière les barreaux.

A quoi va servir le financement ?

Post Production : montage, étalonnage, mixage.

J’ignore si c’est en raison du contenu politique du film en cette période de campagne électorale, de son aridité formelle puisqu’il est basé sur la parole, ou encore d’erreurs dans la présentation de mon dossier mais le fait est que je ne parviens pas à être soutenue par les guichets traditionnels d’aide au cinéma pour ce film.

Voir aussi : http://www.granitfilms.com

A propos du porteur de projet

Valérie Osouf est réalisatrice de documentaires.

Après une licence d’Histoire, elle part vivre pendant cinq ans à Dakar où elle effectue un master de journalisme. Elle y exerce la profession de présentatrice – reporter radio, mais aussi des piges en free lance pour Le Monde et pour RFI.

Là-bas, elle réalise un film court sur les sourds démutisés et un documentaire (en 16mm) – produit par BFC – sur des « sans papiers » expulsés de France.

De retour à Paris, Valérie se forme en scénario à la Fémis, dans le cadre de l’atelier de Jacques Akchoti.

Depuis, elle travaille principalement sur l’identité post-coloniale.

Valérie a co-réalisé d’un documentaire historique, Cameroun :  Autopsie d’une Indépendance, diffusé sur France 5, la TSR et la RTBF, mais également à travers la France et l’Allemagne grâce à des associations comme AfricAvenir et Survie.

—> Les photos qui illustrent cette page sont l’oeuvre de Michel Semeniako que nous remercions chaleureusement.

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