PUBLICATION

DE LA PRISON AU CAMP : LA SAISIE DE L’ESPACE-CORPS

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Voici une intervention que j’ai faite dans le cadre d’un colloque organisé par l’association Doc’Géo avec le soutien de l’École Doctorale Montaigne-Humanités, de la Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine et de l’UMR ADES sur le thème « Espaces d’enfermement, espaces clos ».

Résumé :
Là où le délinquant au XIXème siècle a légitimé le quadrillage policier et la politique disciplinaire intérieure, l’étranger aujourd’hui semble, à sa manière, autoriser le dispositif sécuritaire européen.
Après avoir défini les spécificités propres à la prison et au camp, surgira un nouvel objet, un nouvel espace auquel notre dernier point sera consacré : celui du corps. Différentes passerelles peuvent relier le délinquant et l’étranger. Pourquoi l’immigré est-il si souvent assimilé au clandestin ? Assurément, notre époque criminalise l’étranger. Peut-on pourtant si aisément rapprocher le délinquant de l’étranger, le prisonnier du clandestin, les prisons des camps de rétention ? Il semble que la passerelle la plus marquée entre le délinquant et le clandestin soit cet espace intime, investi par des mécanismes qui excèdent toute clôture et tout cloisonnement : l’espace-corps des fichiers.

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—> Ce colloque est aujourd’hui publié dans son intégralité sur le site du labo ADES – Aménagements, Développement, Environnement, Santé et Sociétés – UMR 5185.

—> J’en profite également pour vous encourager à lire ou parcourir le dernier rapport d’information sur les fichiers de police.