mars 2009


PUBLICATION (THÈSE)

MICHEL FOUCAULT : LE GIP, L’HISTOIRE ET L’ACTION

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RÉSUMÉ :

Le premier texte de Michel Foucault sur la prison est un texte militant : il s’agit du Manifeste annonçant, le 8 février 1971, la création d’un Groupe d’Information sur les Prisons. L’objectif de ce collectif est de donner la parole aux prisonniers de droit commun. En 1975, Foucault publie Surveiller et punir. Naissance de la prison. L’objectif de ce livre est de construire une « généalogie de l’actuel complexe scientifico-judiciaire ». À sa lecture, nous sommes surpris de voir une telle prégnance de l’actualité : il est impossible d’oublier l’expérience du GIP. Quelles relations peut-on établir entre ces deux investigations ? Quels liens cette histoire de la prison et l’actualité des problèmes liés au système carcéral entretiennent-elles ?

Dans cette thèse, nous montrons que ce diagnostic porté sur les prisons et leur histoire relève d’une résistance « par logique ». Il exprime également un acte de courage qui, face au pouvoir de normalisation et d’individualisation « descendante », devient un art de l’ « inservitude volontaire ». Autrement dit : les actions de Foucault au sein du GIP, comme ses recherches historico-philosophiques sur la pénalité, participent de cet êthos selon lequel « contredire est un devoir ».

SOMMAIRE :

MICHEL FOUCAULT : LE GIP, L’HISTOIRE ET L’ACTION

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PRÉFACE (© Tous droits réservés) de René Schérer : « combat contre l’intolérable »

INTRODUCTION

CHAPITRE 1 : État des lieux des années 50-60.
1° La réforme Amor
2° Débats
3° Mutineries

CHAPITRE 2 : Le Groupe d’Information sur les Prisons.
1° Le GIP, Groupe d’Information sur les Prisons
2° Les mutineries de l’hiver 1971-1972
3° Le GIP, de fait, modifie son action

CHAPITRE 3 : Surveiller et punir.
1° Une pratique historico-philosophique
2°Polémiques
3° Une généalogie du pouvoir disciplinaire

CHAPITRE 4 : L’histoire et l’action.
1° Un nouveau rapport entre la théorie et la pratique
2° Le présent et l’actualité
3° « Contredire est un devoir »

CONCLUSION

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
INDEX
TABLE DES MATIÈRES

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En espérant que cette thèse, faite avec rigueur et conviction, serve à d’autres ;

En espérant qu’elle puisse intéresser des étudiants, des chercheurs, des praticiens ou tout autre public ;

En espérant simplement aussi faire connaître ce sujet passionnant…

Aussi, je voudrais ici remercier René Schérer, ce chercheur et militant sans compromis, pour sa magnifique  et généreuse préface. Avec toute mon admiration et toute ma  reconnaissance, encore merci.

Enfin, je voudrais à ce propos vous conseiller la lecture de ses ouvrages et particulièrement ceux, bien sûr, dont la réflexion porte sur l’hospitalité ; l’HOSPITALITÉ dont l’éloge est aujourd’hui nécessaire .

Je vous invite donc en premier lieu à lire Hospitalités aux éditions Anthropos, publié en 2004. Ce livre rassemble plusieurs textes consacrés à ce thème par René Schérer depuis 1993, depuis la parution de Zeus hospitalier.

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L’hospitalité consiste essentiellement dans le rapport à l’autre qu’elle introduit. Recevoir, accueillir, reconnaître en l’autre son semblable et, de plus, apprécier sa présence, son contact, comme un apport et un enrichissement, non  comme une gêne fait passer du plan d’une conception qui valorise « le même », l’identité au détriment de tout ce qui est étranger, au plan d’une philosophie qui attache une plus grande valeur à l’autre, au respect des différences. Il y a, aujourd’hui, très souvent combat entre ces deux attitudes d’esprit, et il est clair qu’un problème social, un « cas » ne sera pas abordé de même manière si l’on adopte pour traiter l’une ou l’autre attitude : celle qui tend à limiter l’accès à l’étranger, y voyant un intrus, un parasite, et celle qui voit en sa présence une source d’enrichissement collectif.

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Nous reviendrons sur les travaux riches et inventifs de ce philosophe dans un prochain billet.

—> Différents papiers de ce blog sont tirés de cette thèse : une histoire du Groupe d’information sur les Prisons, Comment lire Surveiller et punir ?, Le fabrication de l’individu.

—> Et il y aura sans doute dans le futur d’autres extraits, d’autres articles tirés de ma thèse… l’article étant plus approprié à la forme « blogistique ».


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CHIFFRES

LES MIGRATIONS ASIATIQUES

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L’immigration vers la France est actuellement principalement d’origine africaine (Maghreb et Afrique noire). Sur les 210 075 nouveaux immigrés de 2004 :

* 100 567 venaient d’Afrique
* 64 597 d’Europe
* 29 310 d’Asie
* 15 545 d’Amérique et d’Océanie

Si les asiatiques migrent de plus en plus vers la France, ils sont encore peu nombreux au regard des migrants venant d’Afrique.

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En revanche, dans le monde, sur les 200 millions de migrants, 80 millions se trouvent en Asie : migrants économiques, réfugiés et victimes de trafics d’êtres humains… […] Chine, Inde et Pakistan représentent à eux seuls plus du tiers de la population mondiale.

Les émigrés chinois migrent essentiellement dans les pays voisins (Russie, Indonésie, Thaïlande, Malaisie, Singapour, Vietnam, Birmanie, Philippines, Japon). Depuis quelques années, un grand nombre de Chinois émigrent vers l’Afrique mais toujours très peu en Europe.

En France :
La part des chinois dans la population est estimé à 0.6% contre presque 25% au Japon, 17% en Corée, 6% au Canada pour ne citer que ces trois autres pays (source OCDE, 2005).

Les émigrés Indiens, en revanche, se dirigent beaucoup plus facilement vers l’Europe ou le Canada.
On compte environ 20 millions d’Indiens à l’étranger. Paris et sa banlieue représentent, après Londres, la deuxième ville indienne d’Europe.

Quant au Pakistan, second pays d’accueil après l’Iran, il reste un pays de départ vers les pays du Golfe (près de 2 millions), le Royaume-Uni (1 million) et dans une moindre mesure la France (l’estimation en 2008 est de 50 000 légaux et illégaux).

Source : Atlas mondial des migrations – Catherine Wihtol de Wenden.

—> Statistiques des flux d’immigration en France par l’INED, 2005.

—> La population immigrée en France : Qui et combien ? par l’INSEE, 2005.

—> La population immigrée par région d’origine et par sexe par l’OCDE, 2006.

INFORMATION

LE NOUVEAU MEXIQUE ABOLIT LA PEINE DE MORT !

Bill Richardson, le gouverneur du Nouveau-Mexique a finalement promulgué mercredi 18 mars 2009 la loi abolissant la peine de mort dans son État.


Cette décision intervient après l’adoption, le 14 mars dernier, par le Sénat du Nouveau-Mexique du texte abolissant la peine capitale par 24 voix contre 18. En février, la Chambre des représentants de l’État avait approuvé, par 40 voix pour et 28 contre, le projet de loi visant à abolir la peine de mort et à la remplacer par le prison à vie sans possibilité de libération.
Ultime décisionnaire du processus législatif, M. Richardson pouvait encore opposer son véto et refuser de promulguer la loi. « Aujourd’hui marque la fin d’un long parcours entre le sujet de la peine de mort et moi. Pendant toute ma vie d’adulte, j’ai cru avec fermeté que la peine de mort était un châtiment juste, dans des cas très rares, et seulement pour les crimes les plus abjects. Je le pense toujours », a-t-il ainsi précisé dans son communiqué officiel, « mais il y a six ans, lorsque j’ai pris mes fonctions de gouverneur de l’État du Nouveau-Mexique, j’ai commencé à remettre en cause mes opinions sur la peine de mort ».

« Des innocents ont été mis dans le couloir de la mort »
Le gouverneur a ensuite soulevé un point important du débat abolitionniste outre Atlantique. Il a expliqué que depuis qu’il était devenu gouverneur il savait qu’il serait un jour confronté à ce choix : signer une loi abolitionniste ou signer l’arrêt de mort d’un condamné. « Quelle que soit mon opinion sur la peine de mort, je n’ai pas suffisamment confiance dans le système judiciaire dans son fonctionnement actuel, pour être l’arbitre final lorsqu’il s’agit de décider qui meurt et vit après un crime. Si l’État doit prendre cette décision extraordinaire, le système doit être parfait et ne peut jamais se tromper». Et M. Richardson a précisé « Les analyses d’ADN l’ont prouvé. Des innocents ont été mis dans le couloir de la mort dans tout le pays ».
Autre point émergeant du débat qui anime l’opinion publique américaine, les partisans de l’abandon de la peine de mort faisaient valoir qu’imposer une détention à perpétuité réelle au lieu de procéder à des exécutions ferait économiser plus d’un million de dollars par an au Nouveau-Mexique.
Le Nouveau Mexique, qui n’a exécuté qu’une seule personne depuis 30 ans, est le 15e État abolitionniste des États-Unis.

Source :Ensemble Contre la Peine de Mort

Suite à cet événement, il nous semble pertinent de rappeler la situation aux États-Unis.

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Malgré tout :

Un nombre croissant d’États américains s’interrogent de plus en plus ouvertement sur la pertinence du maintien de la peine capitale dans leurs systèmes judiciaires. Depuis 1999, année du lugubre record du plus grand nombre d’exécutions dans le pays depuis 1976, ce chiffre est en nette diminution. Même au Texas, l’État américain qui exécute le plus !

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ETC.

Quelle est donc la situation dans les autres États ?

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Carte du statut de la peine de mort par état aux États-Unis

LÉGENDES :

Bleu: Pas de peine de mort
Orange: Peine de mort déclarée anticonstitutionnelle (La cour supreme du Kansas a declarée que la peine de mort EST constitutionnelle par un vote le 26 juin 2006.)
Vert: Pas d’exécution depuis 1976
Rouge: Ont procédé a des exécutions depuis 1976

De même, il n’est pas inutile de revenir sur le statut de la peine de mort dans le monde.

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Carte du statut de la peine de mort dans le monde

LÉGENDES :

Bleu: Supprimée pour tous les crimes
Vert: Supprimée sauf pour les crimes commis dans des circonstances exceptionnelles (ex: temps de guerre)
Orange: Supprimée en pratique
Rouge: Peine légale

COMMUNIQUÉ

MANIFESTATION :

FRANÇAIS, ÉTRANGERS : LEURS DROITS SONT NOS DROITS !

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gisti

resf

Depuis plusieurs années, mais tout particulièrement au cours des derniers mois, les attaques se multiplient contre le droit des étrangers, et contre les associations et citoyens qui les soutiennent. La solidarité devient un délit, et les chiffres pèsent désormais plus lourd que les hommes puisque c’est au nom d’une politique « performante » en matière d’expulsions que chaque jour des hommes, des femmes et des enfants sont arrêtés, à domicile, au travail ou dans la rue, pour être placés en rétention avant leur expulsion.

TRAVAILLEURS SANS-PAPIERS ? COUPABLES !

Malgré les discours (discutables parce qu’ils opposent le droit à une vie familiale et privée au travail) sur une immigration de travail qui serait une immigration choisie et les annonces de régularisation des travailleurs étrangers, les critères sont tels que de nombreux étrangers, qui travaillent en France pour certains depuis plusieurs années, sont aujourd’hui arrêtés et expulsés pour avoir, en confiance, signalé leur situation, souvent avec le soutien d’un syndicat ou de leur employeur.

PARENTS D’ENFANTS SCOLARISES ? COUPABLES !

Fichiers d’écoliers imposés aux enseignants, arrestations de parents à domicile avec leurs enfants… La protection des enfants doit primer sur la politique du chiffre les enfants doivent pouvoir grandir et se construire sans subir une politique qui les dépasse. L’école doit rester un lieu d’apprentissage des savoirs et de la vie en société et non pas devenir un lieu d’insécurité.

AMOUREUX FRANCO-ETRANGERS ? COUPABLES !

Etre Français(e) mais amoureux(se) d’un Etranger signifie être suspect. A l’heure des échanges et de la mondialisation nous réclamons pour tous les couples le droit de s’aimer sans avoir à vivre dans la crainte d’un interrogatoire fouillant l’intimité et d’enquêtes sans fin, ou de séparations de plusieurs mois ou parfois plusieurs années.

CITOYENS SOLIDAIRES ? COUPABLES !

De Calais à Marseille, les exemples se multiplient de responsables associatifs et de simples citoyens poursuivis pour aide à l’entrée et au séjour irrégulier d’un étranger. La solidarité n’est pas un délit ! Nous dénonçons l’utilisation abusive de la loi qui visait à sanctionner ceux qui utilisent la misère des migrants à des fins lucratives et non à punir celles et ceux qui agissent en humanité.

SOCIETE CIVILE VIGILANTE ? COUPABLE !

Lors de la création des centres de rétention en 1984, le regard de la société civile, via la présence d’une association, la Cimade, a été voulu par le législateur. La publication du dernier appel d’offres constitue un danger pour la défense des étrangers retenus : il va réduire la mission associative en rétention à une simple information sur les droits en lieu et place d’une aide effective à l’exercice des droits, et mettre en concurrence des associations qui deviennent de fait des prestataires de service. La Cimade a fait, en vain à ce jour, des propositions pour assurer en lien avec d’autres cette mission.

Parce que les reculs sur la condition des étrangers s’inscrivent dans un projet global de société qui vise à affaiblir notre système de protection sociale, les services publics et surtout nos libertés à tous, nous, associations signataires, refusons cette logique de criminalisation et de précarisation des étrangers et de leurs soutiens.

Premiers signataires : Gisti, La Cimade, Resf

—> À Paris : rendez-vous à 14h30 devant le Cirque d’Hiver, Boulevard du Temple – M° Filles du Calvaire

—> À Lyon : rendez-vous à 10h à Grange Blanche

COMMUNIQUÉ

ACTION COLLECTIVE :

ASSEZ D’INTIMIDATION DES MILITANTS

QUI VEILLENT AU RESPECT DES DROITS FONDAMENTAUX DES ÉTRANGERS !

Trois militants engagés aux côtés des exilés du Pas-de-Calais – deux de l’association Terre d’errance et un du Collectif C’Sur de Calais – ont été interrogés, le 25 février 2009, par la Police aux frontières (PAF) sur commission rogatoire d’un juge d’instruction de Béthune. Pour l’une d’entre eux, la police a procédé avec son sens habituel des civilités : interpellation spectaculaire à son domicile au petit matin, devant ses voisins, avec perquisition de sa maison près d’Arras où elle s’obstine, depuis des mois, à commettre le crime de… recharger les téléphones portables de la vingtaine d’Erythréens qui campent dans la « jungle » voisine (un fossé dans les champs).

Dans la foulée, les treize Erythréens présents dans la jungle ont été arrêtés. Évidemment !

D’autres militants ont payé ou paient actuellement leur engagement de poursuites judiciaires à répétition. Toujours dans le Pas-de-Calais, par exemple, Jean-Claude Lenoir, de l’association Salam, comparaît au TGI de Boulogne le 18 mars.

Ces tentatives d’intimidation visent à priver de soutien humain, politique et juridique les étrangers considérés comme indésirables : sur le littoral Nord-Ouest, les exilés d’Afghanistan, d’Erythrée, d’Irak, du Soudan qui, sept ans après la fermeture du camp de Sangatte en 2002, restent aussi nombreux sur un territoire toujours plus vaste (six départements : Pas-de-Calais, Somme, Seine-Maritime, Calvados, Manche et Paris), et, ailleurs sur le territoire, les sans-papiers, dans les structures qui les hébergent, les informent, les soignent, ou dans les écoles où leurs enfants sont scolarisés.

Bénévoles d’associations, salariés d’institutions du secteur social ou simples citoyens risquent de plus en plus d’être interpellés, placés en garde à vue, de faire l’objet de perquisitions, voire de mises en examen, pour avoir fait ce que leur conscience de citoyen, leur engagement militant, ou leurs obligations professionnelles leur dictent. Ont ainsi fait l’objet de poursuites, sous des chefs d’inculpation divers :une militante de RESF, pour avoir protégé les enfants de sans-papiers ; une directrice d’école parce qu’elle avait osé s’émouvoir de l’interpellation à la porte de son établissement du grand-père de l’un de ses élèves ;des passagers d’avion qui s’inquiètent de la violence utilisée à l’encontre d’étrangers reconduits de force ; etc.

A l’instar de ses prédécesseurs, le nouveau ministre de l’immigration, M. Besson, a indiqué vouloir « décourager les candidats à l’immigration clandestine, et (…) démanteler les réseaux qui la rendent possible » [Discours du 27 janvier au port de Calais] . Au nom de cet objectif, tout appui humanitaire aux exilés ou aux sans-papiers sera-t-il assimilé à l’action des réseaux de passeurs ?

Les organisations signataires s’indignent de cet engrenage de la répression qui criminalise le moindre geste de solidarité ou de simple humanité ou même l’action sociale lorsque, conformément à sa mission, elle se refuse à toute discrimination, qui entend museler toute forme d’opposition à la politique gouvernementale et dissuader les citoyens de défendre ceux dont les droits sont bafoués.
Elles affirment leur solidarité avec les militants interpellés et poursuivis, et leur détermination à continuer à soutenir exilés et sans-papiers.

Le 12 mars 2009

Organisations signataires :

* ADDE (Avocats pour la Défense des Droits des Etrangers)
* ADESCAM (Association de sensibilisation et de dévéloppement des Camerounais migrants au Maghreb
* Alternative Libertaire
* AMF (Association des Marocains en France)
* Amoureux au ban public (Les)
* APSR (Association d’Accueil aux médecins et Personnels de Santé Réfugiés en France)
* ARDDI (Association pour la Reconnaissance et la Défense du Droits des Immigrés – Niort)
* Association Primo Levi
* ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France)
* ATTAC France
* Autremonde
* CATRED (Collectif des accidentés du travail, handicapés et retraités pour l’égalité des droits)
* Cercle de Silence de Paris – Conseil d’Etat
* CGT Educ’ation -21
* Chrétiens-Migrants (Tours)
* Cimade (La)
* CNT 21 (Confédération Nationale du Travail -21)
* Collectif de soutien aux Exilés du Xè arrdt de Paris
* Colporteurs (Les)
* COPAF (Collectif Pour l’Avenir des Foyers)
* Comité d’aide aux réfugiés (Bois-Colombes – 92)
* Coordination Sarthoise pour le Droit d’Asile
* Dom’Asile
* Fasti (Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés)
* FCPE 21 (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves -21)
* Femmes Egalité
* FNARS (Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale)
* Fondation Frantz Fanon
* Forum-Réfugiés
* FSU (Féfération syndicale unitaire)
* FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives)
* GAS (Groupe Accueil et Solidarité)
* Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés)
* LDH (Ligue des Droits de l’Homme)
* Montgolfière
* MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples)
* NPA (Nouveau Parti anticapitaliste)
* Parti de Gauche -Seine-Maritime
* Pastorale des migrants
* PCF (Parti communiste français)
* RAJFIRE (Réseau pour l’autonomie des femmes immigrées et réfugiées)
* RCI (Réseau chrétiens-Immigrés)
* RESF (Réseau Education Sans Frontières)
* RUSF 21 (Réseau Universités Sans Frontières -21)
* SAF (Syndicat des Avocats de France)
* Secours catholique (Le)
* SM (Syndicat de la magistrature)
* SUD Education (Fédération)
* Terre d’errance (62)
* Toits du Monde -Orléans
* Union syndicale Solidaires
* USP (Union syndicale de la Psychiatrie)

—> à voir :

ÉVÉNEMENT

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Cette journée est organisée par le Clicoss, organe lié au conseil général 93. La manifestation se tiendra à la Bourse du travail de Bobigny le 12 mars .

Il s’agit d’une présentation des Rroms, tsiganes et gens du voyage… pour que les acteurs du département sachent qui sont les uns et les autres, quels sont leurs droits…

L’entrée est libre…

—> télécharger le programme

Local residents shouted slogans as a Roma camp burned for the second time in a day in a suburb of Naples on May 14, 2008.Attacks on immigrant camps have been frequent – (NYTimes).

—> Je vous renvoie à mon précédent papier sur la situation des Roms en France et en Europe.

PUBLICATION

COMMENT LIRE SURVEILLER ET PUNIR AUJOURD’HUI ?

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Tout d’abord, il est important de préciser qu’il n’y a pas une seule lecture de Surveiller et punir. Tout ouvrage peut être lu et interprété différemment. Surveiller et punir comme les autres et bien plus qu’un certain nombre…

Surveiller et punir est un livre difficile à cataloguer : Est-ce une étude philosophique ou un livre d’histoire ? Est-ce une analyse des 18ème et 19ème siècles ou un diagnostic de la société des années 1970, date de publication de l’ouvrage ? Difficile à dire…

Quelles lectures allons-nous proposer aujourd’hui ?
Tout d’abord, il est important de lire Surveiller et punir comme ce qu’il est au premier abord à savoir, une histoire de la naissance de la prison ou encore comme l’histoire d’une mutation, qui s’est produite aux 18ème et 19ème siècle, celle de la punition à la surveillance.

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Mais si Surveiller et punir est une histoire parmi d’autres, elle n’est pas vraiment une histoire comme les autres. D’une part, c’est une histoire historiquement datée, publiée en 1975, dans un contexte particulier. (voir à ce propos nos précédents papiers sur l’histoire du GIP) En effet, de nombreuses révoltes ont lieu dans les prisons françaises, durant l’hiver 1971-1972 puis pendant l’été 1974. D’autre part, Surveiller et punir est construit selon une méthodologie bien particulière : par exemple, pour démontrer sa thèse, Foucault n’hésite pas à choisir délibérément ses documents. Enfin, Surveiller et punir n’est pas une simple histoire de la naissance de la prison : au delà, elle est une généalogie du pouvoir disciplinaire.

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Ensuite, il sera essentiel de proposer une dernière lecture, une lecture « d’usager », c’est-à-dire lire Surveiller et punir comme un outil à penser, à penser autrement et à penser autre chose. Il suffit d’ailleurs d’évoquer la dernière phrase de Surveiller et punir.

J’interromps ici ce livre qui doit servir d’arrière-plan historique à diverses études sur le pouvoir de normalisation et la formation du savoir dans la société moderne.

Par exemple, Surveiller et punir a permis, par ses exigences méthodologiques, de penser différemment l’histoire. Selon les témoignages de Michèle Perrot ou d’Arlette Farge par exemple, ou plus récemment de Philippe Artières, Foucault semble avoir ouvert la voie pour une nouvelle grille de lecture historique de la prison et de l’univers carcéral.

[…LIRE LA SUITE…]

—> Ce papier est tiré de la présentation que j’ai faite lors du séminaire organisé par Alain Brossat à la Msh-Paris Nord sur les « Usages et pratiques de Foucault » (séance du 11 décembre 2008 en compagnie d’Olivier Milhaud, géographe ; je ne présente ici que mes propos).

—> Vous pouvez télécharger l’intégralité de cet article.

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