ÉVÉNEMENT

SOIRÉE DÉBAT à AGEN

sur la RÉTENTION de SÛRETÉ

Jeudi 25 septembre 2008 à 21h00

au Centre Culturel, Rue Ledru-Rollin (47000)

autour du film de Thomas Lacoste

RÉTENTION DE SÛRETÉ : UNE PEINE INFINIE

En présence de : Thomas Lacoste (réalisateur), Emmanuelle PEREUX (Présidente du Syndicat de la Magustrature), Bruno Tournade (Psychologue), Dr Fabien Aubat (Psychiatre et chef de service au CHD La Candélie), Edouard Martial (Avocat).

Cette loi questionne, interroge… Elle met par exemple en avant un concept particulièrement boiteux et douteux, celui de la dangerosité.

Comment évaluer la dangerosité d’une personne ? La dangerosité ne se montre-t-elle pas et ne se prouve-t-elle pas que dans sa réalisation ? Comment prévoir les probabilités de récidive chez une personne ? Et dans le doute, que feriez-vous ?

LE FILM :

Huit intervenants, praticiens, militants et experts prennent ici la parole pour déconstruire méticuleusement ce populisme pénal, qui a dicté l’adoption de la loi sur la Rétention de sûreté par l’Etat français, et le populisme constitutionnel qui veut l’appliquer par-delà les principes supérieurs de notre droit.

Avec Jean Bérard, historien, membre l’OIP ; Jean-Pierre Boucher, juge de l’application des peines ; Christian Charrière-Bournazel, bâtonnier de Paris ; Sophie Desbruyères, secrétaire nationale du Snepap-FSU ; Claude-Olivier Doron, philosophe ; Véronique Mao, secrétaire nationale UGSP-CGT ; Emmanuelle Perreux, présidente du Syndicat de la magistrature et Daniel Zagury, psychiatre.

Voici le premier chapitre :

—> Vous pouvez visionner l’intégralité du film sur le site de l’Autre Campagne.

LA LOI :

Vous pouvez aussi consulter le contenu de la loi du 25 février 2008 relative à la rétention de sûreté et à la déclaration d’irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental sur le site de Légifrance.

Et comme la loi est d’une simplicité déconcertante, je vous conseille une autre lecture, celle de Maître Eolas.

Elle est censée s’appliquer « à titre exceptionnel », mais on sait qu’en matière de justice, l’exceptionnel peut avoir une fréquence qui défie les lois des probabilités (par exemple, la détention provisoire est censée être exceptionnelle…). Bref, cette mention n’engage à rien et surtout ne protège en rien.