QUOTIDIEN

Le Golfe d’Aden

Durant les 11 premiers mois de 2007, plus de 26000 personnes ont payé entre 50 et 150 dollars pour effectuer cette traversée. Au moins 1030 sont mortes ou portées disparues, soit presque le double du total pour l’année 2006.

Cette semaine, 26 personnes ont été retrouvées mortes et 20 autres sont toujours introuvables.

Pour essayer de mesurer un peu l’ampleur de ce qui se passe dans ce Golfe et au Yémen, voici un extrait du dossier ASILE ET MIGRATION de l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR). Je vous invite bien évidemment à lire l’intégralité.

Golfe d’Aden : Péril en mer

Chaque année, des milliers de personnes venues de toute la région de la Corne de l’Afrique – principalement des Somaliens et des Éthiopiens – quittent leurs maisons, poussées par la peur ou par pur désespoir, en quête de sécurité ou d’une vie meilleure. Ces populations empruntent des routes dangereuses en Somalie pour se rendre à Bossasso, une ville de la région semi-autonome du Puntland.

Dans cette zone de non-droit où des réseaux de passeurs règnent en maîtres, des civils innocents et désespérés payent jusqu’à 150 dollars pour effectuer la traversée périlleuse du golfe d’Aden.

Certains restent des semaines dans des maisons ou des abris temporaires à Bossasso avant de pouvoir partir, soudainement au milieu d’une nuit, entassés dans de petites embarcations de fortune. En mer, tout peut se passer, ils sont à la merci des passeurs. Certains sont battus, poignardés, tués ou jetés par-dessus bord. D’autres se noient avant d’arriver sur les plages du Yémen, qui sont devenues des cimetières de fortune pour certains de ceux qui sont morts en route.

L’UNHCR propose également un reportage photo :

—> Pour consulter les différents dossiers ASILE ET MIGRATION de l’UNHCR.

—> ACTUALISATION DE CE BILLET :

LE 10 OCTOBRE 2008 :Nouvelle tragédie dans le Golfe d’Aden