ÉMISSION RADIO

UN NOUVEAU SANGATTE A ANGERS ?

Ce sont les mots employés par le maire de la ville d’Angers, le socialiste Jean-Claude Antonini. En novembre dernier, il a ainsi voulu alerter sur une situation inédite dans cette petite ville de 150.000 habitants : Angers se retrouve confrontée à une afflux de plus en plus massif de demandeurs d’asile. On a vu des images de ces migrants en train de dormir devant la mairie et les structures d’accueils sont en train d’exploser.

Pour en parler, notre invité sera Jean-Pierre Dubois, le président de la Ligue des Droits de l’Homme. L’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) n’ayant pas souhaité répondre à l’invitation de la rédaction.

Mais auparavant, découvrez le reportage de Christine Moncla, qui est allée à la rencontre des associations et des pouvoirs publics. Avec d’abord une visite dans l’une des structures de la mairie qui se trouve au bord de l’asphyxie : le PASS, le point accueil santé.

—> écouter l’émission.

COMMUNIQUÉ

LE PROCÈS DES INCULPÉS DE VINCENNES… SUITE…

bilan du 28 janvier 2010 – par MIGREUROP

Le troisième jour de procès débute à 13h35. Comme lors des deux séances précédentes la salle compte une quarantaine de personnes assises ; une large part du public venu pour assister aux débats restera à la porte. La présence policière est plus importante que la veille, moins diffuse aussi. Une quarantaine de policiers se masse dans le hall et bloque dès le début du procès les issues du hall. Par conséquent, l’accès aux étages et jusqu’au couloir principal, seul passage pour se rendre aux toilettes sont barrés d’uniformes qui en interdisent formellement le franchissement pour éviter d’hypothétiques dégradations du matériel. Une vedette de la préfecture de police est amarrée face à la grande porte, le ton est donné.

De mêmes règles de sécurité impactent l’ambiance de la salle du procès, saturée de policiers entourant le public. On compte trois gendarmes aux côtés du tribunal, treize dans la salle, dont une bonne partie regroupée près des portes d’entrée. La tension, latente, monte d’un cran lorsque la présidente du tribunal Mme Dutartre annonce que la demande de récusation présentée la veille par Me Stambouli est rejetée par le président du Tribunal de Grande Instance (TGI) par ordonnance. Aussi, le tribunal poursuivra selon sa composition initiale. Me Terrel demande alors à la présidente de s’exprimer plus fortement car le public, jusque dans les rangs les plus proches du tribunal, peine à entendre sa voix. Cette dernière s’en défend, le sénateur Brard (cité comme témoin de la défense) réclame avec virulence son droit à comprendre les déclarations de la présidente. Les échanges qui suivront, secs, se soldent par la sortie de Mme Dutartre, indignée. La séance est suspendue.

La séance reprend une dizaine de minute après, il est environ 14h00. Me Terrel prend la parole et exprime une doléance de la défense qui au nom de la publicité de l’audition réclame un plus large accueil du public dans la salle. Si les bancs sont complets, la chambre a la capacité d’accueillir des personnes qui resteraient debout, comme il se fait dans d’autres procès. Ce faisant, Me Terrel désigne les nombreux policiers qui occupent l’espace du fond. Mme Dutatre rappelle que le procès est public mais maintient son refus d’accepter toute personne supplémentaire debout. Face à l’insistance de Me Terrel, elle lève la séance et se retire. L’atmosphère est électrique. Les échanges entre avocats et magistrats, acerbes, se déclinent sur fond de protestation du public resté à l’extérieur de la salle.

L’agacement du public de l’audience est palpable. L’audience de ce mercredi ne se terminera que quatre heures plus tard, au long desquelles des pics de tension se font sentir.

Achevés les plaidoiries des cinq avocats de la défense (voir ci-après les points saillants de ces plaidoiries), la séance est suspendue pour une vingtaine de minutes. Il est 16h50. Le public de l’audience sort de la salle mais ne peut accéder aux toilettes. Le ton monde. Les policiers ne cèderont pas, personne ne peut sortir.

Alors que la fin de la séance approche, un dernier heurt entre avocats et présidente du tribunal trouvera son règlement en présence du bâtonnier. Pendant une vingtaine de minutes, ces derniers négocient le calendrier de la suite du procès. Une fois parvenu au consensus, la séance s’achève sur une touche enfin positive : monsieur Nadir Otmani, dernier prévenu en détention provisoire, est libéré. Il est 19h30.

Un procès inéquitable

Après l’annonce par le tribunal de sa décision de rejeter la demande de récusation présentée par Me Stambouli, une grande partie des plaidoiries de la défense, ce mercredi 27 janvier, va consister à démontrer que les prévenus de l’incendie du CRA de Vincennes ont été victimes d’une instruction menée entièrement à charge, par un juge d’instruction de parti pris, dans le cadre d’un procès au rabais. Elle demandera par conséquent un renvoi pour permettre l’indispensable complément d’information dans cette affaire.

Une instruction à charge

- Aucune des demandes d’actes et d’informations supplémentaires présentées par la défense n’a été acceptée, le dossier étant principalement constitué des pièces fournies par la police ;
- Pas de prise en compte du contexte et notamment pas de lien établi entre la mort d’un retenu la veille de l’incendie et le déclenchement de la révolte dans le CRA ;
- Refus de verser à la procédure de rapport de la CRAZA (Commission nationale de contrôle des centres et locaux de rétention administrative et des zones d’attente), qui annonce quelques semaines avant les faits que les conditions matérielles dans le CRA de Vincennes laissaient redouter de graves incidents. Motif : « n’est pas de nature à l’établissement de la vérité » ;
- Dans le dossier il existe de très nombreuses pièces qui concernent la téléphonie d’un maintenu (pour qui il y a eu un non lieu) dans le but évident de mettre en cause les associations et soutiens, accusés d’avoir attisé la violence par le biais de conversations téléphoniques.

Un juge d’instruction de parti pris

Au cours de l’instruction, le juge a été entendu qualifier la langue bambara parlée par certains des prévenus de « dialecte » et ironiser sur la référence à la cérémonie d’accompagnement des morts que les maintenus se sont plaints de n’avoir pu organiser au CRA après le décès de M. Souli. Il a fait preuve de partialité en répondant à la place des policiers, ou en reformulant leurs réponses aux questions posées par la défense, et refusé de déplacer la date du transport sur les lieux bien que, fixée pendant des vacances scolaires, elle empêche d’y assister plusieurs conseils.

Un dossier vide

Aucun témoignage de policier, aucune photo extraite des bandes vidéo ne désigne aucun des prévenus comme l’auteur des mises à feu. A l’avocate du prévenu encore détenu, on a dit que les bandes vidéo le mettaient en cause mais elle ne peut les voir. On lui a donné des photos, mais qui montrent un instant T qui ne dit ni ce qui s’est passé juste avant ni ce qui s’est passé juste après, accompagnées d’un compte rendu de la police où il est expliqué « ce qu’il faut voir sur les photos », mais rien n’est vérifiable et parfois ne coïncide.

Une justice au rabais

- Tout dans le traitement de cette affaire montre le mépris dans lequel sont tenus les prévenus, mépris qui prolonge l’invisibilité du régime de l’enfermement administratif et de ceux qui y sont contraints :
- Malgré l’extrême faiblesse des charges, les prévenus ont fait de très longues périodes de détention provisoire qui ne se justifiaient ni par l’absence de garanties de représentation ni par les risques de récidive. .
- Il n’a été procédé à aucune enquête de personnalité concernant les prévenus, dont certains sont pourtant à peine majeurs.
- Le procès est prévu pour être expédié en trois demi-journées, alors d’autres affaires comptant le même nombre de prévenus peuvent se dérouler sur un mois (Clearstream, 112 heures de débat ; Tiberi, 4 semaines).

Presque toutes les demandes présentées par la défense seront cependant rejetées, à commencer par la demande de nullité de l’ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel, à l’exception du visionnage des bandes vidéo qui sont à la base de la mise en cause des prévenus.

Prochaine audience, lundi 1er février 2010 à la 16ème chambre correctionnelle.

COMMUNIQUÉ

SEMAINE DE SOLIDARITÉ AVEC LES INCULPES DE VINCENNES

Le GISTI appelle à assister au procès des « prévenus de Vincennes » qui se tiendra les 25, 26 et 27 janvier 2010 à la 16ème chambre correctionnelle du TGI de Paris et à la semaine de solidarité organisée par le collectif de soutien.

À la suite de l’incendie du centre de rétention administrative de Vincennes le 22 juin 2008, 10 personnes sont poursuivies pour dégradation, destruction des bâtiments du CRA, et/ou de violence à agent des forces de police. La plupart des personnes mises en examen sont restés en détention provisoire presque un an. L’un d’entre eux est toujours détenu.

Le GISTI demande sa mise en liberté immédiate et dénonce des poursuites purement politiques dans un contexte très répressif à l’égard des étrangers après la mort encore inexpliquée de l’un d’entre eux dans une cellule de rétention.

Semaine de solidarité avec les inculpés de l’incendie de Vincennes

Le centre de rétention administrative de Vincennes était la plus grande prison pour sans-papiers de France. Le 21 juin 2008, un retenu qui avait réclamé en vain ses médicaments y est mort. Le lendemain, le 22 juin, au cours d’une révolte collective, le centre est parti en fumée. Dix personnes sont inculpées pour cette révolte. Être solidaire des inculpés de l’incendie de Vincennes, c’est être solidaire de toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, se révoltent contre un monde où des millions de vies sont suspendues à des bouts de papiers.

Quelques initiatives prévues à Paris pour la semaine de solidarité :

  • Samedi 23 janvier à 19h, au bar des Lauriers (98, rue des Couronnes, M° Couronnes /Jourdain)
    Projo – discussion sur les luttes des sans-papiers
  • Dimanche 24 janvier à 15h, à la CIP (14, quai de Charente, M° Corentin Cariou)
    Projection, discussion sur les luttes à l’intérieur et à l’extérieur des centres de rétention en Europe et ailleurs.

—> pour mémoire, vous pouvez lire l’article de Rue 89.

COMMUNIQUÉ

125 SUICIDES ou MORTS SUSPECTES EN DÉTENTION EN 2009

Le nombre de suicides ou de morts suspectes en prison ne diminue pas.
Un suicide ou mort suspecte tous les trois jours en prison,
10 fois plus qu’en milieu libre.

Pendant que vous fêtez Noël et le Nouvel An, nous mourrons dans l’indifférence.

Le 9 mai 1981, la peine de mort est légalement suspendue en France. Or, à ce jour, notre observatoire des suicides et morts suspectes recense 125 décès depuis le 1er janvier 2009, dont 5 le jour de Noël. Il est bien évident que ce nombre est nettement inférieur à la réalité.

Toutes ces personnes sont mortes de maladies, par suicides ou de morts suspectes… mais que signifie le mot « suicide » lorsque tout un système érige le rejet et le mépris au rang de peine ?
Notre société s’en accommode puisqu’elle ne s’en indigne.

Respect de l’être humain bafoué :
Comment s’étonner de ce nombre anormalement élevé de décès (10 fois plus de suicides en prison) lorsque tout espoir d’insertion sociale est annihilé au nom d’une supposée morale aveugle prétendant déterminer le Bon du Méchant, l’ivraie du bon grain ?

Dignité humaine piétinée :
Sclérose de notre système carcéral d’un autre temps qui nous prive de tous nos droits sauf celui de se tuer. Notre justice si prompte à juger l’acte et tellement efficace à briser l’être humain au nom de la répression, s’avère incapable de nous intégrer, nous insérer.
Il n’est qu’à lire le dernier communiqué de la CGT pénitentiaire du 22 décembre 2009 qui dénonce l’incapacité d’action des travailleurs sociaux.

Humanité anéantie :
Progressivement, les juges eux-mêmes en conviennent : l’Etat est responsable, notre Etat est coupable de ces vies anéanties au nom d’une oppression disproportionnée. L’indifférence demeure, l’espoir est enseveli. Des familles souffrent, sont détruites, le mépris persiste.
Réintégration illusoire, précarité décuplée, sur incarcération chronique et souffrance exacerbée sont le lot des dizaines de milliers de femmes et d’hommes incarcérés dans les prisons de la République.

Pour toutes celles et ceux mort(e)s derrières les barreaux, pour toutes celles et ceux qui luttent chaque instant pour survivre dans ces lieux de misère, de haine et d’oppression, Ban Public exige :

- De sanctuariser les liens familiaux respectant l’intégrité de chacun(e) :
- en généralisant les unités de vie familiale pour toutes et tous sans exception ;
- par un accès aux moyens modernes de communication : Internet, téléphone, visiophonie des familles et proches ; mais aussi par la multiplication des interventions d’institutions et organismes extérieurs au sein de la prison.

- De remettre la réintégration sociale au cœur de la politique carcérale :
- en permettant à toutes les personnes incarcérées des possibilités de scolarisation, formation professionnelle, accès à l’emploi ;
- en appliquant strictement la loi de 1994 qui promet aux personnes incarcérées des soins physiques et psychiques ;
- en instituant un véritable accompagnement social pour sortir de la précarité
- Par l’abolition de tous les obstacles qui se dressent à la sortie de prison et conduisent à une mise au ban indéfinie, illimitée, mortelle.

—> lire la récente étude de l’INED sur Suicide en prison : la France comparée à ses voisins européens par Géraldine Duthé, Angélique Hazard, Annie Kensey et Jean-Louis Pan Ké Shon

SÉMINAIRE

MICHEL FOUCAULT ET LES PRISONS

Mardi 15 décembre 2009

17h30 – 19h30

( relecture de ma thèse)

Discutant : M. Alain Cugno, professeur agrégé de philosophie, docteur d’Etat.

TEXTE EN LIGNE !

1° Michel Foucault et le Groupe d’Information sur les Prisons

1) Le Groupe d’Information sur les Prisons

a) Qu’est-ce que le GIP ?

- un collectif anonyme, pluriel, polymorphe et hétéroclite

- un lieu de réunion

–> un nouveau type de mobilisation : une mobilisation horizontale faisant fonctionner la transversalité des savoirs

b) Quels sont les objectifs du GIP ?

- dire l’intolérable du quotidien

- dire l’intolérable au-delà du pénitentiaire

–> un principe d’information instruit d’un travail critique

c) Quelles sont les modalités d’action du GIP ?

- les enquêtes-intolérances : un savoir collectif et un nouveau discours sur la prison

–> un principe de diffusion qui met en lumière un travail de rupture

2) Les mutineries de l’hiver 1970-1971

a) Toul, 5-13 décembre 1970

b) Nancy, janvier 1971

c) Melun, janvier 1971

–> face à cette nouvelle situation, le GIP doit agir différemment

3) La modification du travail du GIP

a) Relayer les revendications des prisonniers durant les mutineries

b) Collaboration avec les avocats (proçès des 6 mutins de Nancy)

c) Les suicides DE prison

–> auto-dissolution du GIP au profit du Comité d’Action des Prisonniers (C.A.P.) fondé par Serge Livrozet, ancien détenu de la Centrale de Melun (les archives de ce comité se trouvent à la BDIC de Nanterre)

2° Une nouvelle manière de vivre et de penser le rapport entre la théorie et la pratique

Si Surveiller et punir n’est pas une exploration du quotidien de la détention des années 70, à sa lecture on ne peut oublier l’actualité de sa publication.

1) un nouveau rapport théorie/pratique

- une nouvelle manière de vivre ce rapport, des moyens de lutte spécifiques : « l’indignité de parler pour les autres »

- une nouvelle manière de penser ce rapport : les micro-pouvoirs, les ripostes locales

2) l’intellectuel spécifique

- une nouvelle figure en rupture avec l’écrivain, le porte-parole et l’intellectuel universel (figure incarnée par J.P. Sartre)

3) Quelles interférences entre le GIP et Surveiller et punir

- la fabrication de la délinquance et sa spécification

- la méfiance des ouvriers à l’égard des prisonniers

- la critique du réformisme

–> articuler les investigations philosophique et politique de Michel Foucault autour d’une même attitude, celle de « l’indocilité réfléchie » qui consiste à ne pas accepter ce qui va de soi…

—> Relecture de ma thèse dans le cadre du Séminaire « Enfermements, Justice et Libertés dans les sociétés contemporaines » organisé par Pierre Victor Tournier – Université Paris 1. Centre d’histoire sociale du 20ème siècle : texte en ligne /version plus courte

—> lieu : CHS 20ème siècle, 9 rue Malher, Paris 4ème, métro Saint-Paul (6ème étage)

Michel Foucault et le Groupe d’Information sur les Prisons

  1. Le Groupe d’Information sur les Prisons

    a) Qu’est-ce que le GIP ?

    - un collectif anonyme, pluriel, polymorphe et hétéroclite

    - un lieu de réunion

–> un nouveau type de mobilisation : une mobilisation horizontale faisant fonctionner la transversalité des savoirs

    b) Quels sont les objectifs du GIP ?

    - dire l’intolérable du quotidien

    - dire l’intolérable au-delà du pénitentiaire

–> un principe d’information instruit d’un travail critique

    c) Quelles sont les modalités d’action du GIP ?

    - les enquêtes-intolérances : un savoir collectif et un nouveau discours sur la prison

–> un principe de diffusion qui met en lumière un travail de rupture

  1. Les mutineries de l’hiver 1970-1971

    a) Toul, 5-13 décembre 1970

    b) Nancy, janvier 1971

    c) Melun, janvier 1971

–> face à cette nouvelle situation, le GIP doit agir différemment

  1. La modification du travail du GIP

    a) Relayer les revendications des prisonniers durant les mutineries

    b) Collaboration avec les avocats (proçès des 6 mutins de Nancy)

    c) Les suicides DE prison

–> auto-dissolution du GIP au profit du Comité d’Action des Prisonniers (C.A.P.) fondé par Serge Livrozet, ancien détenu de la Centrale de Melun (les archives de ce comité se trouvent à la BDIC de Nanterre)

ÉMISSION RADIO

QU’EST-CE QU’ÊTRE FRANÇAIS ?

ET QUI SONT LES FRANÇAIS ?

On est de nouveau plongé dans un débat, que l’on peur résumer dans cette question :

« Qu’est-ce qu’être français ? »

Mais pour commence, la première question qui nous intéresse ce n’est pas tant « qu’est-ce qu’être français », mais plutôt « qui sont les français » ?

Pour répondre à nos questions nous avons convié au micro des Matins, Hervé Le Bras, démographe, directeur d’études à l’INED (Institut national d’études démographiques), enseignant à l’EHESS, spécialiste en histoire sociale et démographie.

—> Hervé Le Bras a également publié

« La France ne peut accueillir toute la misère du monde. » Depuis cette sentence sans appel prononcée par Michel Rocard voilà 20 ans, le débat sur l’immigration semble s’être figé. Pourtant, de la situation des centres de rétention à celle des sans-papiers, l’actualité est toujours marquée par cette question non résolue.

Qu’en est-il des flux migratoires ? Immigration et insécurité vont-elles réellement de pair ? Est-il possible de dissocier et de choisir entre un rapprochement familial et immigration économique ? Un immigré coûte-t-il plus qu’il ne rapporte à la société d’accueil ? La fuite des cerveaux est-elle une chance ou un handicap pour les pays du Sud ?

Deux experts internationalement reconnus aux avis différents répondent à toutes ces questions et à d’autres encore en confrontant leurs arguments. Ils abordent tous ces thèmes sans tabous ni préjugés afin que le lecteur, en faisant le tour de la question, se forge sa propre opinion.

Le débat de référence sur l’immigration.

—> Pour résumer :

La vraie question, relève le démographe, « n’est pas de raffiner les modes de contrôle d’une migration considérée comme un phénomène anormal, mais d’encadrer un phénomène normal, la libre circulation des humains et leur libre établissement, sans altérer profondément le rôle protecteur des Etats ».

COMMUNIQUÉ

LA DÉCISION DU CONSEIL D’ÉTAT

CONCERNANT LE « MARCHÉ » DE LA RÉTENTION

Le ministre chargé de l’immigration avait engagé une procédure d’attribution d’un marché, divisé en huit lots, ayant pour objet la fourniture de prestations pour les étrangers placés en rétention administrative. Les articles L. 553-6 et R. 553-14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile prévoient en effet que les étrangers maintenus en rétention bénéficient d’actions d’accueil, d’information et de soutien pour permettre l’exercice effectif de leurs droits et préparer leur départ, et que ces différentes prestations peuvent être confiées, pour chaque centre de rétention, à une personne morale sélectionnée. Six associations se sont portées candidates. Le ministre a réparti entre elles les différents lots et les marchés correspondants à ces lots ont été signés.

Quatre associations ont alors demandé au juge des référés de suspendre l’exécution de ces marchés. Le juge des référés ayant fait droit à ces demandes, le ministre chargé de l’immigration et l’Association Collectif Respect, attributaire de l’un des lots, ont saisi le Conseil d’Etat en cassation. Constatant une irrégularité dans les mentions du jugement, le Conseil d’Etat a annulé l’ordonnance contestée puis s’est prononcé à son tour, en tant que juge des référés, sur la demande de suspension de l’exécution de ces marchés.

Il a tout d’abord écarté les demandes de suspension formulées par trois associations qui ne s’étaient pas portées candidates, seuls les candidats évincés de l’attribution d’un marché étant recevables à en contester la validité. Il a ensuite examiné la demande de la quatrième association, la CIMADE, attributaire de trois lots mais candidate sur l’ensemble des huit lots du marché, donc recevable à contester les cinq lots pour lesquels elle n’avait pas été retenue.

Le Conseil d’Etat a d’abord rappelé qu’il résulte des dispositions des articles L. 553-6 et R. 553-14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile d’une part, que la convention passée entre le ministre de l’immigration et les personnes morales sélectionnées doit porter non seulement sur l’information mais aussi sur l’accueil et le soutien des étrangers, pour permettre l’exercice effectif de leurs droits ; et d’autre part, que l’Etat ne peut conclure une telle convention qu’avec des personnes morales présentant des garanties d’indépendance et de compétences suffisantes, notamment sur le plan juridique et social, pour assurer le bon accomplissement de ces missions d’accueil, de soutien et d’information prévues par la loi.

S’agissant du lot n° 5, attribué à l’Association Collectif Respect, le Conseil d’Etat a estimé que deux moyens étaient, en l’état de l’instruction, de nature à faire naître un doute sérieux sur la validité du contrat.

En premier lieu, le marché ne porterait que sur des prestations d’information et ne serait donc pas conforme aux dispositions du code, puisque ni les différentes pièces de l’avis d’appel public (cahier des clauses administratives générales, cahier des clauses techniques particulières), ni l’offre technique de l’association ne font apparaître de prestations d’accueil et de soutien.

En second lieu, l’association attributaire n’ayant fait valoir au soutien de sa candidature que deux missions ponctuelles dans le domaine considéré, n’employant pas de salariés et ne disposant que de moyens matériels et financiers très limités, elle ne justifierait pas des capacités techniques, professionnelles et financières, ni des garanties d’indépendance et de compétences lui permettant d’assurer l’exécution du marché.

Le Conseil d’Etat a par ailleurs estimé que la condition d’urgence était remplie, l’exécution du marché litigieux ne permettant pas de garantir que les étrangers en rétention seraient en mesure de pouvoir exercer effectivement leurs droits grâce à une aide et un soutien juridique spécifiques.

Pour ces différentes raisons, il a prononcé la suspension, en référé, de l’exécution du marché relatif à ce lot. En revanche, les différents moyens soulevés à l’encontre des autres lots ont été écartés et leur exécution n’a donc pas été suspendue.

Section du contentieux, 7ème et 2ème sous-sections réunies, 16 novembre 2009, n° 328826, 328974

COMMUNIQUÉ DE LA CIMADE

Dans ou hors des centres de rétention, La Cimade poursuivra son action auprès des étrangers

Le Conseil d’Etat vient d’annuler la décision du juge des référés du tribunal administratif de Paris qui avait, le 30 mai dernier, suspendu les contrats signés par le ministre de l’Immigration relatifs à la mission d’aide aux étrangers dans les centres de rétention administrative.

La Cimade regrette et s’étonne de cette décision qui semble traduire un revirement du Conseil d’Etat. Dans sa décision du 3 juin 2009, celui-ci avait souligné la nécessité d’une véritable mission d’aide à l’exercice des droits des étrangers placés en rétention et non de simple information. C’est pour cette raison essentielle que le tribunal administratif avait estimé que les marchés passés par le ministère de l’Immigration portaient atteinte aux droits des étrangers.

Le Conseil d’Etat reconnaît que l’appel d’offres passé par le ministère de l’Immigration ne prévoyait qu’une mission d’information et non de défense des droits. Au prix d’une contorsion juridique, il considère pourtant que les associations ont d’elles-mêmes compris ce qu’il fallait répondre à ce que le ministère ne demandait pas…

Si La Cimade prend acte de cette décision, elle réaffirme avec force ses objections et son inquiétude face à une réforme qui consacre l’éclatement d’une mission associative unique en Europe, éclatement qui rendra plus difficile l’accompagnement et la défense des étrangers retenus.

Cet éclatement en outre placera les différentes « personnes morales » dans une situation de concurrence absurde en matière de défense des droits de l’Homme. Il supprimera la vision nationale de la situation des migrants en instance d’expulsion et affaiblira le rôle fondamental de témoignage et de contrepoids de la société civile.

Avec ses partenaires associatifs, La Cimade poursuivra quoi qu’il advienne sa présence et son action pour le respect des droits et de la dignité des étrangers dans ou hors des centres de rétention.

COMMUNIQUÉ de :

Le Conseil d’Etat a annulé l’ordonnance de suspension de l’exécution du marché attribuant l’accueil, l’ information et le soutien aux étrangers placés en centre de rétention administrative à l’ASSFAM, à Forum réfugiés, à France terre d’asile, à l’Ordre de Malte France et à la Cimade.

Il a maintenu la suspension, en référé, de l’exécution du marché pour le lot n°5.
La décision du Conseil d’Etat est de nature à mettre fin, dans des délais proches, à la longue période d’incertitude qui avait contraint les associations retenues à l’issue de l’appel d’offre, à annuler, souvent avec de lourdes conséquences, le démarrage de leur mission initialement prévue le 2 juin 2009.

Confirmées dans leur légitimité et leur compétence, l’ASSFAM, Forum Réfugiés, France terre d’asile et l’Ordre de Malte France attendent maintenant la décision du gouvernement pour mettre en œuvre leur mission d’intervention auprès des personnes retenues.

Rappelons que cette mission consiste à accueillir, informer et soutenir les étrangers placés en rétention administrative dans l’exercice effectif de leurs droits. Les quatre associations, déjà réunies dans le comité de pilotage qu’elles avaient créé dès le printemps ont d’ores et déjà décidé de travailler immédiatement ensemble pour organiser leur indispensable coordination pour le bon exercice de cette mission. Elles appellent la Cimade à les rejoindre.

—> Pour mieux comprendre la situation lire  le billet du blog « Combat des droits de l’homme »

RAPPORT

RAPPORT 2009 DE L’OIP

LES CONDITIONS DE DÉTENTION EN FRANCE


Dans quelques semaines, l’Observatoire international des prisons sortira son nouveau rapport sur les conditions de détention en France. Plus que jamais, le calendrier de cette publication est important. Lors des débats sur la loi pénitentiaire en octobre dernier, l’OIP s’est mobilisé pour expliquer que ce texte risquait d’aggraver la situation dans les prisons françaises. Quand la loi a été définitivement votée, nous avons pris nos responsabilités en présentant un « mémoire » devant le Conseil constitutionnel. À côté de ce combat juridique, il en est un autre : celui de l’information.

Tout d’abord, il sera la dernière photographie des conditions de vie en détention avant l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, ce qui permettra de suivre l’évolution de son application. Chacun pourra ainsi comparer, faits à faits, chiffre à chiffres, la situation avant et après la mise en oeuvre des nouvelles mesures. Notre rapport est aussi le seul, par son approche à la fois globale et thématique, à dresser l’état des lieux du quotidien en détention, ce qui permet de jauger au plus près les applications et les conséquences réelles de la réforme sur la vie et le travail derrière les murs.

Depuis des années, vous êtes à nos côtés et votre engagement a toujours été décisif pour nous. Savoir et faire savoir restent des combats cruciaux dans le monde opaque des prisons et, vous connaissez l’acharnement qu’il nous faut déployer pour arracher chacune des données que nous publions. Dans ce contexte, l’OIP vous invite à un acte de solidarité. D’abord, en le commandant dès maintenant, vous recevrez le rapport à votre domicile le jour même de sa parution en librairie. Mais aussi, et peut-être surtout, ce soutien financier sera un moyen pour vous de nous aider à le diffuser le plus largement possible, dedans et dehors.

Merci de votre soutien

Florence Aubenas

APPEL À SOUTIEN

Aidez l’OIP à le diffuser le plus largement possible dedans et dehors :

• don de 50 € ou plus qui permet à l’OIP de diffuser gracieusement le Rapport 2009 aux personnes détenues…

• commande à titre personnel l’ouvrage Les conditions de détention en France, édition 2009 au tarif unitaire de 24 € + 4 € de frais de port…

Vous pouvez également télécharger le bulletin ci-contre et le retourner complété accompagné d’un chèque à l’adresse indiquée.

RAPPORT

RAPPORT DE LA CIMADE 2009 :

ÉTAT DES LIEUX DE L’ANNEE 2008

cimade

Dans la neuvième édition de son rapport sur les centres et locaux de rétention administrative, La Cimade dresse un état des lieux pour l’année 2008 des conditions d’enfermement des étrangers, des conséquences des quotas d’expulsion, avec en toile de fond la réforme de l’intervention associative auprès des personnes retenues.

Les actions juridiques entreprises par La Cimade et ses partenaires associatifs devant le tribunal administratif de Paris et le Conseil d’Etat, ont permis de faire reconnaître que la mission associative en rétention devait impérativement comporter une aide concrète et effective à la rédaction des recours pour garantir les droits des étrangers retenus. Le caractère national de cette mission a aussi permis à La Cimade d’assurer son rôle de témoignage, tout aussi essentiel pour la défense des droits des personnes. Ce rapport est une nouvelle fois l’occasion pour nous d’exercer ce devoir de témoignage.

Il se fonde sur le travail et les informations récoltées au quotidien par les intervenants de La Cimade en rétention dans les 23 CRA en France et en outre-mer, et dans 12 locaux de rétention. Nous écrivions dans notre précédent rapport, publié en avril 2008, que la politique du chiffre se traduisait par une réduction des droits des étrangers placés en rétention. Interpellations absurdes, violences dans les CRA, placements des familles, expulsions des malades, désespoir et révolte : le constat est le même, en pire, pour 2008.

Dans le même temps, l’industrialisation de la rétention administrative se poursuit. Le centre de rétention du Mesnil-Amelot II devrait entrer en activité au début 2010. Cinquante millions d’euros ont été dépensés pour ses 240 places, son système de surveillance et de cloisonnement ultra-moderne, son espace spécial pour l’enfermement de familles et d’enfants, ses caméras, ses barbelés, etc. C’est un véritable camp d’internement administratif qui accueillera prochainement plus d’étrangers qu’il n’y a d’électeurs dans cette petite commune de Seine-et-Marne.

Le Rapport Cimade 2008 sur les centres et locaux de rétention administrative veut mettre en lumière cette poursuite de la criminalisation des migrants et de la systématisation de leur enfermement. Plus que jamais, la lutte contre ce processus réclame la mobilisation de toutes celles et de tous ceux qui sont attachés avant tout à l’humanité et à la défense des droits et libertés fondamentales des personnes.

couv rapport cimade 2008

—> Télécharger le rapport

—> en écho à ce nouveau rapport, vous pouvez écouter cet entretien avec Michel Agier présentant son nouveau livre « Gérer les indésirables » ou lire l’introduction de l’ouvrage.

INFORMATION

UNE SÉLECTION DE LIENS SUR L’IMMIGRATION

PAR LE NOUVELOBS.COM

nouvel obs

Généralités et perspectives historiques :
Qu’est-ce qu’un immigré ?Qu’est-ce que la citoyenneté ?

Le site de la chaire de recherche du Canada en droit international des migrations : revue de presse, analyses

Atlas de l’immigration en France entre les deux guerres

Le site de Génériques, qui inventorie les sources d’archives publiques sur les étrangers en France

Chronologie de l’immigration en France, 1850-2005

Depuis la fermeture de Sangatte (2002-2006)

L’Europe et l’immigration (Hérodote)

Le site de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration

Le site de la revue Hommes et migrations

Faits et analyses :
Données statistiques
Les immigrés par pays d’origine (Insee)Les flux d’immigration permanente (Insee)

Nombre d’actifs et taux d’activité des immigrés (Insee)

Taux de chômage des immigrés (Insee)

Répartition des immigrés et des non-immigrés selon le diplôme (Insee)

Les conditions de logement des immigrés (Insee)

Nombre d’immigrés acquérant la nationalité française depuis 1995 (Insee)

Rapports sur l’immigration
« Besoin de main d’œuvre et politique migratoire », rapport du Centre d’analyse stratégique (mars 2006, PDF)« Immigration sélective et besoins de l’économie française », ministère de l’Economie (janvier 2006, PDF)

« La vie familiale des immigrés », Insee (2003, PDF)

« Immigration, marché du travail, intégration », rapport de François Héran, Commissariat général au Plan (octobre 2002, PDF)

« L’étranger en France, face au regard et au droit » (ministère de la Justice, 1999, PDF)

Droits et démarches :
Le projet de loi de Nicolas Sarkozy sur l’immigration choisie, tel qu’adopté par le Parlement (30/06/06)La loi relative à la maîtrise de l’immigration et au séjour des étrangers en France du 26 novembre 2003

Entrée, séjour et travail sur le territoire (Gisti)

Les procédures d’éloignement (Gisti)

Le regroupement familial (Documentation française)

Le cas des mineurs (Documentation française)

Demandeurs d’asile et réfugiés (Gisti)

Les conditions d’obtention d’une carte de séjour (Portail de l’administration française)

L’acquisition de la nationalité française (Documentation française)

Le droit de vote des étrangers (Documentation française)

La double peine (Documentation française)

Le site du ministère de l’Immigration et de l’identité nationale

Les visas pour entrer en France sur le site du ministère des Affaires étrangères

Les associations :
Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti, tient des permanences juridiques gratuites)De quel droit (site gratuit d’accès au droit)

Pajol (actualité des mouvements de sans-papiers)

Association nationale d’assistance aux frontières (Anafé, aide juridique et humanitaire aux étrangers en difficulté aux frontières)

Cimade (service œcuménique d’entraide, intervient dans les centres de rétention)

Coordination Française pour le Droit d’Asile (CFDA, qui rassemble une vingtaine d’organisations)

Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés (Fasti, favorise l’auto-organisation des immigrées)

France terre d’asile (gère notamment les centres d’accueil pour demandeurs d’asile)

Groupe Accueil et Solidarité (participe à l’accueil des demandeurs d’asile politique)

Inter Service Migrants – Interprétariat (favorise la rencontre entre Français et étrangers)

Observatoire du droit à la santé des étrangers (ODSE, collectif d’associations pour l’accès aux soins et le droit au séjour pour raison médicale)

Réseau éducation sans frontière (RESF, aide les jeunes sans papiers scolarisés et leurs familles)

Débats et polémiques :
Idées reçues et préjugés sur l’immigrationMigration, coopération et développement

Le site du collectif « Unis contre l’immigration jetable »

Un dossier sur les étrangers en France sur le site de la LDH

« Immigration : des quotas pour les plus pauvres » (Observatoire des inégalités)

A propos de la rétention administrative (sur le site de la revue Cultures et conflits)

Les conditions sordides des centres de rétentions

Un site personnel d’information sur les mariages mixtes

« Du ‘bled’ au camping, mémoires de vacances », par Abdelhafid Hammouche, CNRS (2003, PDF)

« Le droit du sol selon François Baroin », alors ministre de l’Outre-Mer, sur le site de l’observatoire des inégalités (2005)

Les positions des partis politiques :
A gauche
L’immigration sur le site du Parti socialisteSur le site du Parti communiste

Sur le site des Verts

Sur le site de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR)

Au centre
Les propositions du Modem
A droite
« Pour une immigration choisie », sur le site de l’UMPSur le site du Mouvement pour la France

Sur le site du Front national

Ce qu’ils ont dit: petites phrases sur l’immigration

Le squat de Cachan :
Fiche sur CachanSite de la ville de Cachan

Le site du squat de Cachan

Les dernières actualités autour des squatteurs de Cachan

Les expulsés de Cachan sur le site du DAL

Motion de soutien aux 1000 de Cachan sur le site des Verts

Une sélection de photos sur Cachan sur un blog

Ailleurs dans le monde :
Généralités
La mondialisation du phénomène migratoire (Unesco)Le site de l’Organisation internationale pour les migrations (en anglais)

Une comparaison des législations en Europe et en Amérique du Nord

Libre circulation, asile et immigration en Europe

Le site du HCR

Exemples de politiques d’immigration
La loi sur l’immigration en AllemagneL’immigration aux Pays-Bas

L’immigration en Grande-Bretagne (en anglais)

Histoire de l’immigration en Grande-Bretagne (en anglais)

Les lois sur l’immigration aux Etats-Unis

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