CHANSONS

PAUSE… EN CHANSONS… (1)

BarbedWirePrison

PARTIE 1

L’activité de ce blog va s’arrêter durant quinze jours…

Je vous laisse en chansons (partie 1).

Clarika, bien mérité, 2008.

Zebda, la double peine, 1998.

Les têtes raides, Expulsez-moi, 2007.

RAPPORT

POLICE ET MINORITÉS VISIBLES :

LES CONTRÔLES D’IDENTITÉ À PARIS

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SYNTHÈSE :

Les citoyens français d’origine immigrée, et en particulier ceux d’origine nord-africaine et subsaharienne, se plaignent depuis longtemps de ce que les fonctionnaires de police les soumettent à des contrôles d’identité injustes, discriminatoires et dépourvus de nécessité. Si ces perceptions étaient avérées, cela signifierait que les fonctionnaires de police fondent leurs décisions sur la couleur de la peau des personnes, plutôt que sur leur comportement.

En 2007, la Open Society Justice Initiative a lancé une étude pour examiner si, et dans quelle mesure, les policiers contrôlent les individus en fonction de leur apparence. Cette étude a été réalisée en collaboration avec Fabien Jobard et René Lévy, chercheurs au Centre National de la Recherche Scientifique, et sous la supervision technique de Lamberth Consulting.

En examinant cinq sites parisiens (dans et autour de la Gare du Nord et de la station Châtelet-Les Halles), importants points de transit du centre de Paris où l’on observe une forte activité policière, l’étude a recueilli des données sur les contrôles de police, au premier rang desquelles des données sur l’apparence des personnes contrôlées (origine, âge, sexe, style vestimentaire, types de sacs portés). Cette étude, qui présente des données uniques sur plus de 500 contrôles de police, est la seule menée à ce jour, propre à détecter le contrôle à faciès en France.

L’étude a utilisé une méthodologie fondée sur la comparaison systématique entre les personnes contrôlées et la population disponible sur les sites en question durant les mêmes tranches horaires. Tant les données de référence (le benchmark) que celles sur les contrôles ont étés classées en fonction de l’origine perçue, de l’âge, des vêtements, et du type de sac porté. En observant les contrôles d’identité, les observateurs ont également relevé le déroulement et l’issue des contrôles, et, lorsque c’était possible, ont procédé à une brève entrevue avec la personne contrôlée pour savoir à quelle fréquence elle disait faire l’expérience des contrôles de police, quel jugement elle portait sur le comportement des policiers pendant le contrôle, quelle réaction émotionnelle le fait d’être contrôlée entraînait chez elle.

L’étude a confirmé que les contrôles d’identité effectués par les policiers se fondent principalement sur l’apparence : non pas sur ce que les gens font, mais sur ce qu’ils sont, ou paraissent être. Les résultats montrent que les personnes perçues comme « Noires » (d’origine subsaharienne ou antillaise) et les personnes perçues comme « Arabes » (originaires du Maghreb ou du Machrek) ont été contrôlées de manière disproportionnée par rapport aux personnes perçues comme « Blanches ». Selon les sites d’observation, les Noirs couraient entre 3,3 et 11,5 fois plus de risques que les Blancs d’être contrôlés au regard de la part de ces deux groupes dans la population disponible à être contrôlée par la police (ou la douane). Les Arabes ont été généralement plus de sept fois plus susceptibles que les Blancs d’être contrôlés ; globalement, ils couraient quant à eux entre 1,8 et 14,8 fois plus de risques que les Blancs d’être contrôlés par la police (ou la douane) sur les sites retenus, également au regard de la composition de la population disponible. Les entretiens de suivi réalisés avec les personnes qui venaient d’être contrôlées donnent à penser que les Noirs comme les Arabes subissent d’ordinaire davantage de contrôles de police que les Blancs.

Un autre facteur déterminant a été le style de vêtements portés par les personnes contrôlées. Bien que les personnes portant des vêtements aujourd’hui associés à différentes « cultures jeunes » françaises (« hip-hop, » « tecktonic, » « punk » ou « gothique », etc.) ne forment que 10 % de la population disponible, elles constituent jusque 47 % de ceux qui ont été effectivement contrôlés. Il ressort de notre étude que l’apparence vestimentaire des jeunes est aussi prédictive du contrôle d’identité que l’apparence raciale. L’étude montre une forte relation entre le fait d’être contrôlé par la police, l’origine apparente de la personne contrôlée et le style de vêtements portés : deux tiers des individus habillés « jeunes » relèvent de minorités visibles. Aussi, il est probable que les policiers considèrent le fait d’appartenir à une minorité visible et de porter des vêtements typiquement jeunes comme étroitement liés à une propension à commettre des infractions ou des crimes, appelant ainsi un contrôle d’identité.

Alors qu’en règle générale, les personnes interrogées ont qualifié de « poli » et de « neutre » le comportement des fonctionnaires qui les avaient contrôlées, et ce quelles que soient leurs origines supposées, à la question de savoir quel effet ce contrôle avait produit sur les intéressés, les Noirs et les Arabes interrogés ont exprimés des sentiments fortement négatifs au regard de celles exprimées par les Blancs, contraste dont la cause possible est la plus grande fréquence à laquelle les membres des minorités visibles disent être contrôlés.

POLICE

En l’absence de stratégies policières légitimes qui expliqueraient ces contrôles d’identité autrement que par l’apparence des intéressés, les différentes forces de police pratiquent ce que l’on appelle couramment en France le contrôle au faciès (ou, au plan européen, « profilage racial »). Ceci est en contradiction avec la législation nationale française anti-discrimination et le Code de déontologie de la police. Il contredit aussi les normes européennes sur les droits de l’Homme, qui interdisent les distinctions fondées sur l’apparence si elles sont dépourvues de justification objective et raisonnable. Les éléments recueillis dans des études émanant d’Europe et des États-Unis suggèrent que les pratiques de contrôle au faciès ne remplissent pas ce double critère, car leurs effets négatifs l’emportent largement sur leurs avantages.

En visant certaines personnes à cause de ce qu’elles sont (ou ont l’air d’être) et non à cause de ce qu’elles ont fait ou font, les policiers perpétuent des stéréotypes sociaux et raciaux. L’attention accrue que la police accorde à certaines personnes peut entraîner une augmentation des conflits avec la police, lourds de conséquences à la fois pour la sécurité du public et celle des fonctionnaires eux-mêmes. Une relation police-public insatisfaisante suscite une méfiance envers la police et ne prédispose pas les gens à la soutenir, ce qui diminue son efficacité en matière de prévention et de détection des crimes et des délits. Les contrôles de police ont d’ailleurs été des éléments déterminants à l’arrière-plan d’émeutes urbaines majeures au Royaume-Uni, aux États-Unis et en France.

Les effets négatifs du contrôle au faciès en France se sont reflétés dans une série d’émeutes violentes qui ont ébranlé la France au cours des deux dernières décennies, les plus récentes étant celles de 2005 et 2007. Ils se font sentir aussi dans les altercations quotidiennes qui ont lieu entre la police et les jeunes d’origine immigrée ; et dans la perte de confiance envers le système de la justice pénale française.

Les politiques actuellement adoptées en France, si elles ont accru la sensibilité des organisations policières aux problèmes de déontologie et de discrimination, semblent encore insuffisamment armées pour faire face au problème spécifique du contrôle au faciès. Pour traiter cette forme particulière de discrimination et renouer avec l’essence de l’idéal républicain français, il faut d’abord la reconnaître comme un problème en soi.

À cette fin, la Justice Initiative fait les recommandations suivantes.

—> Télécharger l’intégralité du rapport.

RAPPORT

SYNTHÈSE DU RAPPORT 2009 D’AMNESTY INTERNATIONAL SUR LES MIGRANTS EN SITUATION IRRÉGULIÈRE ET DEMANDEURS D’ASILE :

DES SOLUTIONS POUR ÉVITER LA DÉTENTION

amnesty internaitonal

SYNTHÈSE :

Toute restriction, à des fins de contrôle de l’immigration, du droit à la liberté et du droit de circuler librement, par la détention ou par des mesures de substitution non privatives de liberté, ne doit intervenir qu’en cas de nécessité et être adaptée à l’objectif visé, qui peut être d’empêcher qu’une personne ne prenne la fuite, de vérifier son identité ou de veiller à l’application d’une mesure d’éloignement. La loi doit établir le principe général de la non-détention. Des mesures de substitution non privatives de liberté doivent être privilégiées et doivent toujours être envisagées avant de placer une personne en détention. Les réfugiés reconnus et les migrants en situation régulière ne doivent jamais voir leur droit à la liberté ou leur droit de circuler librement limité à des fins de contrôle de l’immigration.

OBLIGATION DE PRÉVOIR DES SOLUTIONS DE SUBSTITUTION

Les États doivent faire en sorte que des solutions de substitution à la détention existent et soient accessibles aux migrants en situation irrégulière et aux demandeurs d’asile, dans les textes comme dans la pratique, et sans discrimination.

Dans chaque cas individuel, l’État doit envisager et mettre en œuvre des mesures de substitution à la détention, moins coercitives, et ne recourir à la détention que lorsqu’il est établi qu’aucune autre mesure ne permettrait d’atteindre l’objectif légitime poursuivi.

Lorsqu’il examine les solutions de substitution à la détention possibles, l’État doit prendre pleinement en compte la situation individuelle de chaque personne, ainsi que la vulnérabilité particulière de certaines personnes (enfants, femmes enceintes, victimes de la traite, personnes âgées, personnes malades ou présentant des troubles psychologiques, notamment).

Lorsqu’il examine les solutions de substitution, l’État doit toujours avoir présent à l’esprit qu’un enfant non accompagné ou une victime de la traite ne doit jamais être placé en détention.

APPLICATION DES MESURES DE SUBSTITUTION

Les mesures de substitution à la détention doivent, dans la manière dont elles sont appliquées, respecter la dignité des personnes. Elles doivent être conformes aux principes de la légalité, de la stricte nécessité, de la proportionnalité et de la non-discrimination. Ces mesures de substitution doivent en outre être appliquées sous le contrôle du juge.

Elles doivent être prévues par la loi, qui doit définir chacune d’entre elles, préciser les critères régissant leur application et désigner les autorités responsables de leur mise en œuvre.

Dans tous les cas, la mesure de substitution à appliquer doit être celle qui limite le moins possible les droits fondamentaux de la personne concernée, aucune autre mesure moins contraignante ou moins restrictive ne permettant d’atteindre le même objectif.

L’État doit prendre en considération la situation spécifique des migrants et des demandeurs d’asile, ainsi que la vulnérabilité propre à certains groupes, afin que l’application de mesures de substitution ne se traduise pas par une discrimination à l’encontre de groupes particuliers d’étrangers, que ce soit en fonction de leur nationalité, de leur religion, de leur situation économique, de leur situation en matière de séjour ou de toute autre situation.

Pour éviter que de telles mesures soient appliquées de façon arbitraire, les personnes concernées doivent bénéficier dans la pratique du droit de faire examiner par une autorité compétente indépendante, judiciaire ou autre, la légalité, la nécessité et l’opportunité de la décision prise à leur égard.

CONDITIONS D’ENREGISTREMENT ET DE DÉLIVRANCE DES DOCUMENTS OFFICIELS

L’enregistrement des migrants et des demandeurs d’asile, ainsi que la délivrance de documents officiels attestant ledit enregistrement, peuvent constituer des moyens efficaces d’éviter que les gens disparaissent dans la clandestinité ou se retrouvent en détention arbitraire dans des pays d’accueil ou de transit.

L’État doit faire en sorte que certaines mesures, comme l’exigence de documents attestant de l’identité des personnes, dans le cadre d’une procédure ordinaire de demande d’asile, ne constituent pas des obstacles empêchant ces personnes de jouir de leurs droits en matière d’accès à un logement décent, aux services de santé ou à l’enseignement, ni ne les placent d’une quelconque autre manière dans une position vulnérable.

OBLIGATION DE SE PRÉSENTER RÉGULIÈREMENT AUX AUTORITÉS

L’État doit veiller à ce que les mesures de suivi ou d’obligation de se présenter régulièrement aux autorités ne soient pas indûment compliquées à respecter ou attentatoires à la liberté ou à la vie privée, et à ce qu’elles tiennent compte de la situation particulière de chaque personne (situation familiale, lieu et conditions de résidence, moyens financiers, etc.).

L’État doit mettre en place des modalités de contrôle adaptées à la situation particulière des migrants et des demandeurs d’asile, en profitant, le cas échéant, des possibilités existantes en matière de contrôle et d’assistance au sein de la collectivité.

LIBERTÉ SOUS CAUTION

L’État doit veiller à ce que chacun puisse bénéficier de la liberté sous caution, sans discrimination aucune contre tel ou tel groupe d’étrangers, que ce soit en fonction de leur nationalité, de leur religion, de leur situation économique, de leur statut en matière de séjour ou de toute autre situation. Il ne doit pas, en particulier, refuser la mise en liberté sous caution d’une personne au motif que celle-ci est entrée ou séjourne sur le territoire national de façon irrégulière.

Les conditions mises à la liberté sous caution doivent être raisonnables et ne doivent pas constituer une charge excessive ou irréaliste pour la personne concernée.

La liberté sous caution doit être accessible dans la pratique aux migrants et aux demandeurs d’asile, qui ne doivent pas se trouver désavantagés sous prétexte qu’ils n’ont pas de relations familiales ou de moyens financiers suffisants. À cette fin, l’État doit mettre en place des modalités souples de suivi et de surveillance, en concertation avec les organisations de la société civile et les structures d’accueil, ou d’autres modalités originales, prenant en compte la situation particulière des migrants et des demandeurs d’asile.

LES CENTRES OUVERTS ET SEMI-OUVERTS, L’ASSIGNATION À RÉSIDENCE

Lorsque l’État, plutôt que de placer les personnes en détention, a recours à des mesures du type centre ouvert, centre semi-ouvert ou assignation à résidence, il doit veiller à ce que la restriction apportée au droit des personnes à la liberté et à leur droit de circuler librement ne porte pas atteinte aux principes du droit international, et notamment aux principes de nécessité et de proportionnalité.

L’État doit faire en sorte que le recours à de telles mesures, qu’elles soient ou non assorties de l’obligation de se présenter régulièrement aux autorités, n’empêche pas les personnes de jouir de leurs autres droits fondamentaux, notamment en matière de santé et d’enseignement.

LA SURVEILLANCE ÉLECTRONIQUE

En tant que mesure de substitution à la détention, la surveillance électronique ne doit pas être utilisée comme un procédé par défaut, appliqué à des migrants en situation irrégulière qui n’auraient pas, sinon, été placés en détention. Une telle mesure ne doit être appliquée que pour atteindre un objectif légitime, et en conformité avec les principes du droit international.

La surveillance électronique ne doit être pratiquée qu’après examen minutieux de la sévérité des restrictions qu’elle impliquera pour les droits fondamentaux de la personne concernée, ainsi que de la proportionnalité et de la nécessité d’une telle mesure pour atteindre l’objectif légitime recherché. En tout état de cause, elle ne sera utilisée que s’il n’existe aucune mesure moins restrictive susceptible de permettre d’atteindre le même objectif, et sera abandonnée dès qu’une telle mesure deviendra possible.

La surveillance électronique doit faire l’objet d’un contrôle de la part d’une autorité compétente et indépendante, judiciaire ou autre, afin qu’elle ne soit appliquée qu’en cas de stricte nécessité et de manière proportionnée à l’objectif légitime déclaré, au moment considéré, et que son usage ne soit ni discriminatoire, ni arbitraire ni indûment prolongé.

—> Télécharger l’intégralité du rapport.

COMMUNIQUÉ

CALAIS NO BORDER CAMP

camp no border

Du 23 au 29 juin à Calais se tiendra un camp pour la liberté de circulation pour tous et toutes et la fin des frontières et des contrôles migratoires / From 23th to 29th of june in Calais will be held a camp for freedom of movement for all and an end to borders and to all migration controls

Great demonstration on the 27th of june in Calais! / Grande manifestation à Calais le 27 juin !

Le camp No Border de Calais est un projet mené par des militantEs françaisEs et belges, et des groupes de soutien français en coopération avec le réseau No Borders britannique. Il vise à mettre en lumière la situation à Calais et dans le nord de la France, construire des liens avec les communautés de migrantEs, contribuer à développer les liens entre les groupes qui les soutiennent, et enfin défier les autorités sur le  terrain pour protester contre la répression croissante contre les migrantEs et les militantEs de la région. Le camp aura lieu dans le parc de la rue Normandie-Niemen dans l’est de Calais.

Le camp revendique la liberté de circulation pour tous et toutes, la fin des frontières et des contrôles migratoires. Nous appelons à un mouvement radical contre les systèmes de contrôle qui nous divisent entre citoyenNEs et non-citoyenNes, entre avec et sans papiers.

Nous nous situons dans la ‘tradition’ des camps No Border organisés dans le monde entier depuis une quinzaine d’années, à Strasbourg en 2002, en Angleterre en 2007, à la frontière américano-mexicaine ou en Ukraine en 2007, et nous sommes en lien avec le camp No Border de Lesbos d’août 2009… ChacunE est conviéE à se joindre au camp pour discuter et débattre de la question des frontières et de la liberté de circulation et d’installation, à imaginer et participer à des actions symboliques, vivre collectivement avec les migrantEs du Calaisis et les militantEs et participer à la grande manif du samedi 27 juin !

—> Télécharger l’appel.

—> Consulter le programme.

FILM

LE CORPS INCARCÉRÉ

DOCUMENTAIRE DIFFUSÉ SUR LE SITE LE MONDE.FR

quatre témoignages

Ce documentaire se construit sur des témoignages mis en scène, des photographies illustrées par quatre parcours à la fois spécifiques, individuels et très représentatifs de ce qu’est la prison aujourd’hui.

Documentaire de Soren Seelow, Léo Ridet, Karim El Hadj, Bernard Monasterolo et Éric Dedier.

Témoignages d’Hugo, Hafed, Hélène et Djemel.

ÉVÉNEMENT

JOURNÉE MONDIALE DES RÉFUGIÉS

LE 20 JUIN

Réfugiés...

Pendant des années, plusieurs pays et régions ont célébré leur propre Journée des réfugiés, voire parfois leur semaine. L’une parmi les plus connue, c’est la Journée africaine des réfugiés, qui a été célébrée le 20 juin dans plusieurs pays.

En témoignage de solidarité avec l’Afrique, qui abrite le plus grand nombre de réfugiés, et envers qui elle a toujours montré une grande générosité, l’Assemblée générale des Nations Unies a adoptée la résolution 55/76 le 4 décembre 2000.

Dans cette résolution l’Assemblée générale a noté que l’année 2001 marquait le cinquantième anniversaire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et que l’Organisation de l’unité africaine (OUA) avait accepté que la Journée internationale des réfugiés coïncide avec la Journée du réfugié africain du 20 juin. L’Assemblée a décidé par conséquent qu’à compter de 2001, le 20 juin marquerait la Journée mondiale des réfugiés.

[Note: L'OUA a été remplacée le 9 juillet 2002 par l'Union Africaine.]

—> De nombreuses associations s’engagent pour cette journée : La Cimade, Amnesty international, etc.

—> Consulter à ce propos le site du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR), ses photographies et ses vidéos.


ENQUÊTE

ENQUÊTE de PRISE DIRECTE

“À SAINT OUEN, DANS UN VILLAGE D’INSERTION AVEC LES RROMS”

prise directe

publié aussi sur

rue89

Simplement pour vous informer de cette enquête sur trois mois dans un village d’insertion.

Pas facile de pénétrer un village d’insertion. À l’abri des regards extérieurs, entouré d’une palissade en métal blanc, l’entrée en est gardée 24 heures sur 24 par un vigile. En principe, personne ne peut y entrer, à part les dix-huit familles roms de Roumanie qui y vivent depuis septembre 2008. Tous habitaient le bidonville de la zone industrielle de Saint-Ouen, ils font partie de rares personnes sélectionnées pour intégrer cette structure.

À leur disposition, des caravanes et un accompagnement administratif qui à terme doit les mener à l’accession au logement et à l’insertion professionnelle. En échange, ils s’engagent à apprendre le français, scolariser leurs enfants, et respecter le règlement interne du village. Pour s’y faire accepter et réaliser ce film, nous nous y sommes rendus régulièrement pendant trois mois. Nous souhaitions montrer leur vie quotidienne. La tâche était ardue.

Nous leur parlions de notre projet, avec les enfants comme interprètes. Peu d’entre eux semblaient emballés par la démarche. La méfiance vis-à-vis des médias demeure importante et nous arrivions quelques semaines après une équipe de M6. À force de visites et de persuasion, la confiance a fini par s’installer. Nous n’étions plus gênés d’aller leur parler, ils étaient de moins en moins réticents à nous répondre.

Résultat, des heures et des heures d’images et de témoignages, avec le dilemme de devoir supprimer des tranches de vie auxquelles nous avions assisté. De tout le temps passé sur place, le film restitue une journée type, enrichie d’événements particuliers comme la visite de l’ambassadeur de Roumanie, des interviews en tête-à-tête ou la collecte des loyers.

—> À ce propos, n’hésitez-pas à vous rendre sur le site de la Voix des Rroms, association de…

… Rroms qui avons pris l’initiative de parler un peu de nous mêmes. Non pas parce qu’on ne parle pas assez de nous, mais parce que… souvent ce sont les autres qui le font à notre place. Alors, on s’est dit que ce serait peut-être plus normal que nous-mêmes on s’exprime un peu plus. Voilà tout.

—> Il est possible aussi de relire mon ancien billet sur La situation de Rroms en France et en Europe.

ÉVÉNEMENT

COMPTE RENDU DU COLLOQUE ORGANISÉ PAR L’OIP

“UNE PRISON SANS PEINE, DES PEINES SANS PRISON”

OIP

Le colloque se déroule en pleine période de discussion sur le projet de réforme de la loi pénitentiaire.

Les participants se sont interrogés sur les orientations prises par la loi pénitentiaire et sur les actions qu’il fallait mener pour réformer la prison française.

En guise d’introduction, le colloque a commencé par la diffusion du film Près d’ici réalisé par l’OIP et Emmaüs.

Le film compare la population carcérale à la population d’une ville de 60 000 habitants dans laquelle les conditions de vie sont inacceptables avec de nombreux chiffres à l’appui.

Le colloque a été enregistré.

Théoriquement, l’enregistrement sera accessible dans les prochains jours sur le site internet de l’OIP mais vous pouvez d’ores et déjà télécharger un compte rendu, celui de Simon Lasserre. Grand merci à lui pour ce travail d’écoute et de retranscritption.

CHIFFRES

RAPPORT


“IMMIGRATION, QUALIFICATIONS ET MARCHÉ DU TRAVAIL”

discrimination

Le nombre d’immigrés en France est relativement stable depuis 20 ans.

proportion imigrés dans pop franc

Il y a 20 ans, on constatait une sur-représentation des hommes dans la population immigrée par rapport aux individus nés en en France, les natifs. Aujourd’hui, cette sur-représentation n’existe plus. La proportion d’hommes et de femmes dans les deux populations est similaire…

hommes femmes

Entre 1985 et 2005, le nombre de non-diplômés est largement supérieur dans la population immigrée que chez les natifs. Mais, chez les immigrés comme chez les natifs, le niveau d’éducation tend à s’accroître. Et en 2005, le nombre de personnes titulaires du baccalauréat est quasi identique chez les immigrés et chez les natifs. Pour les diplôme au moins égal à la licence, le nombre de titulaires immigrés dépassent même un peu celui des natifs.

education

En revanche, le taux de chômage est bien plus important dans la population immigrés. Il y a une forte sur-représentation des immigrés chômeurs : 18,3% de chômage contre 9,1% chez les natifs.

chomage

Plus de chômage mais aussi, des salaires plus faibles…

Par exemple, à caractéristiques observables identiques, les immigrés non diplômés gagnent moins que les natifs  non diplômés : 10% de moins pour les hommes et 17% de moins pour les femmes.

Il est possible de retrouver tous ces chiffres dans un rapport de Gilles Saint-Paul qui vient de nous être communiqué, intitulé “Immigration, qualifications et marché du travail”.

Ce rapport rappelle des chiffres qui étonnent…

Alors que la “politique migratoire française” est présentée comme devant favoriser une immigration par le travail,

Seulement 7 % des titres de séjours délivrés en 2005 correspondent à des motifs professionnels (cette part était de 28,2 % en 1997), contre près de 50 % pour des motifs familiaux (31,7 % en 1997)…

Ce rapport suggère aussi des pistes :

Il existe un bénéfice potentiel de l’immigration en tant que politique de main d’œuvre : les immigrés sont susceptibles d’avoir une mobilité géographique ou professionnelle plus grande que les natifs, ce qui permet de “fluidifier” le marché du travail du pays d’accueil en garantissant une élimination rapide des déséquilibres. Cette logique peut être transposée au plan européen [...]

L’auteur, Gilles saint-Paul, nous commente ainsi son rapport :

La question migratoire est devenue un enjeu majeur de la politique de l’Union européenne et la plupart de ses pays membres ont entrepris des réformes en faveur d’une immigration de travail qualifiée. Gilles Saint-Paul apporte un certain nombre d’éclairages théoriques sur les liens entre immigration et marché du travail, qui sont autant de réponses à des questions souvent négligées dans le débat social. Y-a-t-il un gain net à l’immigration pour le pays d’accueil ? Qui sont, parmi les natifs, les gagnants et les perdants des politiques migratoires ? Le rapport se poursuit par une analyse critique des nouveaux dispositifs législatifs français qui cherchent d’une part à assurer un réglage fin des besoins de main d’œuvre, et d’autre part à améliorer la qualité de cette main d’œuvre en attirant des travailleurs hautement qualifiés. L’auteur pointe un certain nombre de limites à ces politiques et développe plusieurs pistes qui abordent aussi bien la question des instruments économiques de sélection des immigrés, des liens entre immigration qualifiée et enseignement supérieur, que celle de l’immigration comme palliatif temporaire aux rigidités du marché du travail en France.

Ce rapport a été présenté à Monsieur Eric Besson mercredi 27 mai 2009.

ÉVÉNEMENT

festival itinERRANCE

FESTIVAL ItinERRANCE

du 05 au 07 juin 2009

aux Voûtes  , 19 rue des frigos, Paris 13ème

M° Bibliothèque F. Mitterrand (ligne 14)

Pour cette quatrième édition, nous avons choisi de ne plus définir le festival par une mention thématique. Non parce que s’épuiseraient les questions et les oeuvres travaillant les thèmes «exils et migrations» — ce dont pourra témoigner la journée du samedi — mais parce que nous souhaitions cette année insister sur l’idée suivante : un festival trouve avant tout sa forme dans le choix d’oeuvres singulières et dans les modalités (lieu, moment) de leur diffusion. Ainsi, nous avons construit cette édition en plusieurs «espaces-temps» favorisant, nous l’espérons, rencontres et questions. À chacune et chacun de définir son parcours à partir des propositions élaborées.

C’est la place que nous interrogeons encore et toujours.

Ou plutôt les possibilités de passage et de conjonction entre le siège occupé le temps d’une séance et l’espace public et politique (au coeur de la cité) dont de nouvelles formes surgissent à chaque aujourd’hui.

Place aux auteurs en mouvement, dont les oeuvres sont en train ; place à chacune et à chacun voulant partager des films tournés sur la route, un camion immobile au contenu mouvant, un atelier d’explorations.

ItinErrance essaiera cette année encore d’aménager aux Voûtes une aire dynamique de passage et de conjonction.

Une aire à investir.

PROGRAMME

Vendredi 5 juin

Soirée d’ouverture / vernissage des expositions

18h00 Projections spéciales Serguei Dvortsevoy (Parrain du festival) : Chastie, Le Jour du pain et Highway

21h00 Ciné-Concert – Balbazar : N.P.77, de Nesa Paripovic, film inédit

21h30 Concert de Balbazar, fanfare explosive au répertoire éclectique / soirée festive


Samedi 6 juin « Exils »

14h00 Get on Dakar – Sophie Perrin

15h30 Les Sénégalaises et  la Sénégauloise – Alice Diop

17H00 Mirages – Olivier Dury

18h30 No border et L’impossible – Pages arrachées (films inédits) – Sylvain George

20h00 Border – Laura Waddington

20h30 Le chant des oiseaux – Albert Serra

22h00 Concert de circonstance


Dimanche 07 juin  « Sur la route… »

14h00 Pictures from Life’s other Side – Jim McBride

15h00 On Hitler’s highway – Lech Kowalski

16h30 California Company Town – Lee Anne Chmitt

18h30 The Passenger – Aurélien Vernhes-Lermusiaux

19h30 A casa engraçada – Pascale Hannoyer

21h00 Inland – Tariq Teguia

EXPOSITIONS présentées du 5 au 7 juin

L’atelier des Yeux
Installation multimédia sur la réception de l’image documentaire (Voûte 1)
Des ailleurs
Quatre jeunes photographes questionnent la frontière entre écriture documentaire et plasticienne (Voûte 3)
Discours de chiotte (pour synthèse vocale)
Création poétique de David Christoffel. (Devinez où)
En camion…
Installation et diffusion de documentaires sonores, illustrés de photos. Partenariat avec Arte radio. (Jardin)
Paroles sans papiers
Exposition de B.D. Neuf auteurs, neuf témoignages, pour un panorama des situations d’exil et d’errance (Voûte 1)

—> Télécharger Le programme d’itinErrance 2009

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